Genève

PPE en zone de développement: LJS veut mettre fin au « copinage »

21.08.2026 13h24 Rédaction / ATS

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A Genève, Libertés et justice sociale (LJS) lance une initiative cantonale pour exiger davantage de transparence dans l'attribution des logements en PPE en zone de développement. Le mouvement veut qu'au moins 20% de ces appartements soient accordés par le canton à des candidats figurant sur une liste tenue à jour.

'Quand ces logements sont mis en vente, ils sont déjà attribués par les régies et par les promoteurs à leurs connaissances et à leur réseau', a indiqué vendredi devant la presse Laurent Seydoux, vice-président de LJS et député. La population en a ras-le-bol du manque de transparence qui relève, selon LJS, de 'copinage'.

Les mécanismes actuels désavantagent une très large partie de Genevois ne disposant pas d'un carnet d'adresses de promoteurs immobiliers ou de relations dans les régies, souligne LJS. D'ici 20 à 30 ans, près de 3000 ménages pourraient être concernés si l'initiative passe, selon les estimations de LJS.

Intitulée 'Stop au copinage pour l'accès à un logement!', cette initiative législative inscrit dans la loi un seuil minimal de 20% pour lequel le canton décide des critères d'attribution. L'initiative précise que le Conseil d'Etat détermine par règlement les paramètres et l'importance des critères, comme la solvabilité, la fortune ou encore le taux d'occupation du logement.

Loi 'détournée'

Alberto Velasco, député socialiste et membre du comité d'initiative, a dénoncé à titre personnel 'les choix arbitraires des régies'. Et de rappeler que la loi dite 'Longchamp', du nom de l'ancien conseiller d'Etat qui l'avait portée, et qui visait à lutter contre la spéculation immobilière dans les zones de développement a eu des 'impacts importants'.

L'État contrôle et plafonne le prix de vente des appartements situés dans ces zones pendant dix ans. La loi Longchamp qui a durci la loi générale sur les zones de développement (LGZD) oblige notamment l'acquéreur à vivre dans son logement. 'Mais depuis, la loi a été détournée', selon M. Velasco.

L'initiative de LJS s'inscrit donc dans le prolongement et le renforcement de la loi Longchamp. Les initiants ont jusqu'au 21 décembre pour récolter les 4272 signatures nécessaires.

LJS a lancé cette initiative en raison de la pénurie de logements chronique dans le canton. Cette situation rend les loyers trop élevés pour une grande partie de la classe moyenne, qui n'a d'autre choix que de s'exiler dans le canton de Vaud ou en France voisine, à l'instar du secrétaire général de LJS Julien Pala, qui a témoigné vendredi devant la presse.

Deux initiatives

Les initiants ont jusqu'au 21 décembre pour récolter les 4272 signatures nécessaires. Cette récolte de paraphes se fera en même temps que celle du MCG qui a aussi lancé une initiative sur le logement. Le parti veut durcir les conditions d'accès aux logements en les réservant d'abord aux personnes qui ont résidé cinq ans de suite dans le canton durant les dix dernières années.

/ATS