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L'UE pousse en faveur des visas pour la délégation palestinienne

19.09.2026 14h14

L'UE pousse en faveur des visas pour la délégation palestinienne

Pour la deuxième année de suite, le président palestinien Mahmoud Abbas est empêché de participer à l'Assemblée générale de l'ONU à New York (archives).

Photo: KEYSTONE/EPA/SARAH YENESEL

L'Union européenne a dit samedi regretter la décision de Washington de refuser pour la deuxième année consécutive d'accorder des visas à des responsables palestiniens souhaitant participer à l'Assemblée générale de l'ONU. Elle appelle à un réexamen de cette décision.

Le département d'Etat américain a fait savoir jeudi qu'il refusait d'accorder des visas pour la délégation palestinienne, dont le président Mahmoud Abbas. Seuls des représentants de la mission palestinienne à l'ONU pourront participer à cette grand-messe annuelle, à partir de mardi à New York.

Vendredi, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, avait affirmé 'regretter profondément' la décision des Etats-Unis. 'La pleine participation de toutes les délégations aux travaux de l'ONU est essentielle à son bon fonctionnement', avait ajouté son porte-parole, Stéphane Dujarric.

Vidéo préenregistrée

En réponse à l'interdiction américaine, les pays membres de l'Assemblée générale de l'ONU ont adopté jeudi une résolution autorisant le président de l'Autorité palestinienne à s'exprimer dans une vidéo préenregistrée.

Selon ce texte, adopté à 152 voix contre trois (Etats-Unis, Paraguay et Israël), plus quatre abstentions, M. Abbas pourra aussi suivre par vidéoconférence toute réunion utile organisée la semaine prochaine au siège des Nations unies.

Washington reproche à l'Autorité palestinienne d'avoir 'manqué à ses engagements en faveur de la paix au Moyen-Orient' et d'avoir mené des actions visant 'à internationaliser le conflit israélo-palestinien, notamment par le biais de la Cour pénale internationale (CPI) et de la Cour internationale de justice (CIJ)'. Les Etats-Unis l'accusent aussi 'de chercher à contourner les négociations en sollicitant une reconnaissance unilatérale'.

/ATS