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08 mars 2018 - 17h57

Allaitement au Travail, le combat d'une conductrice TPG

Avoir des pauses pour allaiter son enfant sur son lieu de travail durant une année. C’est possible depuis 2014 et l’entrée en vigueur d’une nouvelle disposition fédérale. Aux transports publics genevois, une conductrice se bat pour faire valoir ses droits.

Chaque jour, c’est le même rituel. Esperanza doit tirer son lait pour nourrir son fils. Cette conductrice des TPG a accouché en août 2017. Malgré un certificat médical qui atteste de sa volonté d’allaiter son fils après son congé maternité, les TPG lui ordonne de reprendre la conduite à partir du 15 janvier.

Grace à l’action du syndicat SEV, Espéranza obtient gain de cause à titre exceptionnel. Elle est détachée dans un bureau et peut durant 90 min chaque jours allaiter son fils. Mais pour elle, ce n’est pas suffisant. Elle veut que les TPG lui reconnaissent son droit.

Pourquoi les TPG se refusent à reconnaître ce droit à Espéranza? Aux Transports publics genevois, on décline tout commentaire sur son cas. La régie publique indique « agir au cas par cas en accord avec l’ordonnance fédérale. » Une position scandaleuse, selon le syndicat qui y voit un cas de discrimination.

Sur près de 1200 conducteurs aux TPG, seulement 100 femmes conduisent trams et bus.

Depuis 2014, 10 femmes ont bénéficié d’un congé allaitement d’un mois accordé par la régie publique. 

Denis Palma

 

 

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