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18 mars 2018 - 13h15

Anne Emery-Torracinta passe son Épreuve cantonale

La cheffe du département de l’instruction publique, de la culture et du sport était défendant vendredi son bilan après une législature. Affaires de harcèlement, école, formation des maîtres, enseignement obligatoire, politiques sportive et culturelle. Autant de thèmes qui ont marqué son mandat. Extraits choisis.

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Le stress de l’école inclusive

Si, globalement, les moyens alloués aux élèves à besoins particuliers et, de fait, les bénéficiaires ont augmenté durant la législature, les enseignants craignent de devoir assumer davantage de charges, faute de moyens: «Je les comprends parfaitement. Je n’ai pas du tout l’intention de faire de l’école inclusive sans moyens», promet Anne Emery-Torracinta. Elle rappelle que sa définition de l’école inclusive n’est pas uniquement une école pour les handicapés, mais une école qui répond aux besoins de chacun. «Ça prendra du temps, concède la ministre, mais cela ne se fera pas au détriment d’autres prestations».

Nivellement par le bas ?

Durant cette législature, le centre des échanges et séjours linguistiques (CESEL) a été fermé, idem pour une classe bilingue au collège Candolle. L’école pour tous, aussi l’école pour les bons élèves? «Bien sûr!», assène Anne Emery-Torracinta. «J’ai trouvé des moyens pour financer des maturités bilingues par séjour à l’étranger, pour des élèves en difficulté financière», annonce la ministre en primeur. «Concernant Candolle, il s’agit d’un réorganisation géographique, pas d’une fermeture».

Informatique

En automne, Anne Emery-Torracinta annonçait un plan d’action concernant l’informatique à l’école. Pas encore dévoilé, elle explique qu’il est «à bout touchant». «L’idée est d’avoir une vision globale et de penser le système dans son ensemble, de l’école primaire au post-obligatoire. Cela prend du temps». Pour elle, il s’agit, au-delà des compétences informatiques à développer, de «comprendre ce monde numérique et de prendre de la distance». La première mesure de ce plan consistera à réintroduire l’enseignement de l’informatique obligatoire au collège, à raison de 4 heures par semaine, pour la rentrée 2020, annonce la ministre en primeur.

Formation obligatoire

Cette législature a également vu la mise en application d’un article de la nouvelle constitution, à savoir la formation obligatoire jusqu’à 18 ans pour lutter contre le décrochage. Il prévoit notamment un meilleur suivi et des stages au sein de structures de formation professionnelle. Tout cela n’est-il pas trop scolaire? «C’est une première étape, tout va se rôder progressivement, et cela va rester pratique, malgré le cadre scolaire». Et les entreprises dans tout ça? «Nous ne faisons pas sourde oreille. Le dialogue est bon et nos destins sont liés».

Jérémy Seydoux

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