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31 juillet 2020 - 17h59

Bérangère Primat, l'ardeur aborigène

Elle tombe dans l'art aborigène il y a 18 ans et s'attache. Entre-temps, elle constitue l'une des plus importante collection contemporaine du genre au monde. «Pas compulsive» insiste-t-elle, «on se rend compte de sa collection qu'une fois que la place manque sur les murs», elle en a visisblement beaucoup, pas moins de 900 œuvres consituent sa collection. Une passion qui l'amène à faire de la Fondation Opale son terrain de jeu, dans son Valais de cœur, bâtiment tout en reflets niché à Lens, qu'elle a sauvé du désastre en 2018.

Le spectre colonial 
Alors qu'en 2020, nombre de musées se doivent d'interroger le passé de leurs œuvres, Bérangère Primat tient à distinguer ses œuvres de celles amassées pendant les grandes années du colonialisme, aujourd'hui décrié. «Nous ne sommes pas un musée d'ethnographie, mais un centre d'art contemporain» nuance-t-elle, avec un objectif bien différent: l'acquisition de ces œuvres permet de stimuler la création des artistes aborigènes et de la faire rayonner. «Pour eux, c'est surtout une grande fierté de se voir exposés, pour leurs enfants également».

L'exposition Résonances, à découvirir à la Fondation Opale de Lens jusqu'au printemps 2021.

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