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21 septembre 2020 - 17h45

Crédit Suisse contre activistes du climat : acte II

Crédit Suisse contre les activistes du climat: acte II. Le procès en appel dit des « mains rouges » s’est ouvert aujourd’hui à Genève. En première instance, la justice avait condamné un activiste de 23 ans pour dommage à la propriété. 

Devant les fénêtres du Palais de justice les slogans résonnent ce lundi midi. Dans quelques minutes s’ouvrira en appel le procès de Nicolas, un jeune activiste du climat condamné pour avoir apposé des mains à la peinture rouge sur un façade d’une succursale de Crédit Suisse. 

Les faits remontent au mois d'octobre 2018, lors d’une marche pour le climat entre la gare et la place Neuve.  Aujourd’hui, après avoir été condamné en première instance en février dernier, Nicolas espère être acquitté.  « Ce n’est pas moi qui devrait être à cette place. Moi je me bats pour mon futur, je me bats pour le futur de tout le monde. » 

 

Une experte du GIEC comme témoin 

 

Pour ce procès en appel, la défense a fait intervenir un témoin de poids: La professeure Julia Steinberger, du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l’évolution  du climat.) A la barre cet après-midi , elle est intervenue pour faire reconnaitre la gravité du dérèglement climatique.Un état de necessité qui pourrait justifier des actes de désobéissance civile selon la défense. 

 

 

La date du verdict n'a pas été communiqué mais demain s’ouvre en appel un autre procès emblématique sur le climat.  Celui des 12 militants lausannois poursuivis pour avoir occupé illégalement une succursale du Crédit Suisse lors d’une manifestation. En janvier dernier, ils avaient été aquittés en première instance au nom justement de l’état de necesessité. 

Delphine Palma

 

 

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