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13 novembre 2017 - 15h51

De la vidéosurveillance contre le pipi sauvage

Dans les semaines à venir, quatre caméras de vidéo surveillance seront installées « dans les zones sensibles ». Elles fonctionneront de 22h à 7h. Ce système de vidéo surveillance « passif » sera relié à la police municipale. Coût de l’opération: « moins de 10 000 francs », assure Philippe Meylan directeur du Patrimoine bâti à la Ville de Genève.

 Deux toilettes provisoires devant l’entrée de l’école.

D’autres mesures complètent ce dispositif. « Deux toilettes provisoires sont déjà positionnées devant l’entrée de l’établissement et les patrouilles mixtes de police cantonale et police municipale ont été renforcées, détaille la Conseillère administrative Esther Alder. Un agent de sécurité quadrillera le périmètre du chantier. »

De l’éclairage sera installé dans les coins de l’école ainsi que de la peinture hydrophobe pour empêcher l’urine de s’imprégner au sol.

Des odeurs d’urine insupportables, des bouteilles d’alcool cassées.

« Ces mesures ont été prises pour assurer la salubrité du préau et des abords de l’école qui sont devenus un WC public», déplore Esther Alder. Des odeurs d’urine insupportables, des bouteilles d’alcool cassées, le soir mais surtout le week-end, l’école primaire de Pâquis-Centre est victime des noctambules et des dealers qui squattent son préau. Selon la conseillère administrative, ces incivilités s’expliquent par « les travaux de rénovation de l’école en cours qui complexifient la configuration des lieux. »    

« On est abandonné par la Ville. »

Outré par cette situation, le Conseiller municipal MCG Pascal Spuhler avait déposé, fin septembre, une motion demandant des mesures immédiates. « On dirait que l’on est abandonné des services de voirie, des services de police, abandonné par la Ville », dénonce l’élu MCG.

Mesures jusqu’à la fin des travaux de rénovation de l’école en 2020.

« Ces mesures sont provisoires », prévient Esther Alder. Elles seront maintenues jusqu’à la fin des travaux de rénovation de l’école prévue en 2020. Un crédit de trois millions de francs doit encore être voté par le municipal. Il est destiné à cloisonner les couverts des bâtiments scolaires qui sont à la source des insalubrités. En cas d’échec des mesures, la ville n’exclut pas une fermeture complète de l’école durant la nuit. 

Denis Palma