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23 février 2021 - 18h01

Des masques FFP2 made in Switzerland

 

Le point commun entre ces trois personnes? Un masque, oui. Mais surtout, un masque 100% made in Switzerland. Un défi que s’est lancé la toute jeune entreprise Suspire Swiss, à la fin de l’année 2020. Avec une spécialisation pour les masques de type FFP2.

Il filtre 98% des particules fines et épouse mieux les formes du visage. Il serait même plus adapté aux porteurs de lunettes. Des caractéristiques qui ont fait du masque FFP2 un masque particulièrement prisé, notamment pendant la première vague. A ce moment, les différents pays du monde jouent des coudes pour en obtenir. "Nous ne voulions pas être tributaire de cette course folle", explique Mathilde Boillat, responsable communication de Suspire, "nous avons donc misé sur une production en Suisse, bientôt genevoise, pour conserver des coûts abordables". 

Des milliers de masques par jour

Même si l’usine de production basée dans le quartier de Sècheron n’est pas encore active, la fabrication de ces masques reste bel et bien sur le sol helvétique. C’est au Tessin, à Mendrisio, que cet accessoire sanitaire est actuellement produit. Jusqu’à 50'000 unités par jour lors de forte demande.

Derrière ce projet, une volonté basée sur le bien commun: faire du masque local, pour casser la dynamique infernale de flambées des prix. Des valeurs qui ont amené Suspire à Plan-Les-Ouates, pour collaborer avec l’entreprise genevoise Medlife, spécialisée dans l’équipement médical. 

Le juste prix 

Avant la pandémie, ces masques stériles FFP2 coûtaient 3 à 4 francs l’unité….Pour atteindre des sommes astronomiques au cœur des vagues de covid.  Aujourd’hui, le masque est vendu 1 francs 60 pièce. Objectif pour assurer la pérennité de la collaboration : miser sur le long terme.

"Quand la pandémie s'essouflera, ce que nous espérons, nous voulons continuer à travailler avec le corps médical et les domaines qui devront toujours s'approvisionner en masques. Mais aussi la population lambda, pour qui nous avons vendons aussi, désormais", détaille Yves Desrues, directeur général de Medlife. Car il s’agit de répondre à toutes les demandes. Fantaisies, ou corporate. 

 

Julie Zaugg

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