Léman Bleu

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17 mai 2018 - 12h11

Des tronçons du CEVA absents si les recours aboutissent

Il reste cinq oppositions sur les neuf du départ contre le CEVA. Les riverains notamment, contestent les dispositifs de protection contre le bruit et les vibrations installés, les fameuses dalles flottantes. 

Replanification de travaux 

"Ces dalles sont au dessus des normes en vigueur pour ce genre d'installations. Nous faisons donc de l'information pour expliquer à la population ce que sont ces dalles, et comment elles les protégeront du bruit. En expliquant, nous réduisons les oppositions", explique le chef du projet CEVA Suisse, Antoine Da Trindade. 

Actuellement, ces oppositions font prendre du retard sur certaines portions : "Nous replanifions certains travaux comme la pose de dalles flottantes et les rails. Nous avançons au gré des autorisations", poursuit le chef du projet. 

Recours aux navettes 

Mais si les oppositions subsistent, les dossiers pourraient aller au Tribunal administratif, et jusqu' au Tribunal Fédéral. Dans ce cas, certains tronçons seraient arrêtés alors que le reste du CEVA continuerait à avancer. In fine, la circulation des trains pourrait fonctionner, sauf sur certains tronçons en pause. 

"Je n'espère pas avoir recours à des navettes si le cas arrive, mais l'important sera de réfléchir en coordination avec les autres acteurs de la mobilité. Mais gardons en tête un objectif de mise en circulation total à fin 2019", complète Mario Werren, Directeur général de Lémanis, société en charge de la gestion du Léman Express. 

Surcoût de 63 millions 

Actuellement, le coût du CEVA s'élève à 1,674 milliard. "Le risque de surcoût pourrait être de 63 millions, en grande partie du fait de ces oppositions", conclut Antoine Da Trindade. 

 

Céline Argento