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26 janvier 2021 - 17h42

«Dormir dans une chambre, c'est retrouver ma dignité»

Après s’être renvoyé la balle avec la ville au sujet de l’hébergement d’urgence, le canton a financé 155 places en hôtel pour les sans-abris en novembre dernier. Aujourd’hui, le dispositif est en place, mais que jusqu’en avril. Nous avons visité l’un de ces hôtels.

Assise au petit bureau de sa chambre, Fikiria brandit fièrement ses clés. «C’est ma dignité !» Tout un symbole pour cette femme de 60 ans, à la rue depuis le mois de juillet, suite à la perte de son logement. Depuis, elle a passé plusieurs mois à dormir dans des foyers, avant d’être logée dans cette chambre d’un hôtel de Rive. «J’avais perdu foi en l’humanité.» 

155 places financées par l’Etat

Et ce matin, elle reçoit une visite un peu spéciale. Celle du magistrat chargé de la cohésion sociale, Thierry Apothéloz. Puisque cette chambre fait partie des 155 places en hôtel financé par le canton. En novembre dernier, face à la crise, le Conseil d’Etat débloque un crédit d’1,4 million de francs pour l’hébergement d’urgence.

«Je ne retournerai pas dans la rue»

C’est le collectif d’associations pour l’urgence sociale (CAUSe) qui fait le lien entre les hôtels et les bénéficiaires. Ils assurent aussi un suivi sur place.  Quatre établissements travaillent aujourd’hui avec eux. Vidés de leurs clients à cause de la pandémie, le dispositif leur permet à eux aussi de garder la tête hors de l’eau.

Reste que le dispositif est financé jusqu’au mois d’avril, et que les hôtels finiront bien par retrouver leurs clients commerciaux, la question se pose donc pour la suite. Remontée à bloc, Fikiria, elle, reste positive. «Je ne retournerai pas dans la rue, j’en suis certaine.» 

Lea Job

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