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31 mars 2020 - 20h40

Drôle de période pour devenir parents

En pleine pandémie du coronavirus, Marie Sebastian est enceinte de quatre mois. Son accouchement est prévu pour septembre et la future maman reste optimiste: «Le virus ne va pas disparaître du jour au lendemain mais ce sera contrôlé et je me dis que ça ira. Je n’aimerais pas accoucher sans mon mari.» Accoucher toute seule, c’est ce qui a failli arriver à Christelle Perroton. La famille avait reçu des indications de l’hôpital de France voisine, les informant qu’elle devait se rendre seule à la maternité. «Au dernier moment, ils ont compris que les mamans avaient besoin d’un soutien physique, émotionnel et psychologique.»

Les mesures de confinement représentent un vrai défi pour les futurs parents qui se posent beaucoup de questions et qui ont peur de ne pas pouvoir préparer correctement l’arrivée d’un nouveau membre dans la famille. Difficile également pour les éventuels frères et sœurs qui ne peuvent aller rencontrer le bébé à la maternité. Pour Valentina Perroton, il a fallu attendre trois jours avant de rencontrer son petit frère, Matteo. 

Les HUG s'organisent

À la maternité des HUG, la présence du papa ou d’un proche est toujours autorisée pendant l’accouchement. Les visites prénatales et postpartum sont, quant à elles, interdites, comme l’explique Begona Martinez de Tejada Weber, médecin cheffe du service d’obstétrique des HUG. Le personnel soignant assure toutefois un soutien moral important et organise des vidéo-conférences avec les proches. 

D’autres mesures de protection sont également prises : «à la maternité, des locaux et des salles d’accouchement sont dédiés aux femmes infectées par le coronavirus ou suspectes de l’être.» Les sages-femmes et le personnel soignant prennent toutes leurs précautions et portent masques, lunettes et éventuellement une sur-blouse. «Les autres femmes enceintes ne risquent rien car elles ne se croisent jamais», rassure la doctoresse. 

Quels risques pour mamans et bébés?

Les futures mamans doivent-elles craindre pour leur santé ou celle de leur bébé? Selon Begona Martinez de Tejada Weber, les données venant de Chine, d’Italie et d’Espagne sont rassurantes: il semblerait qu’il n’y ait pas de contamination verticale, de la mère à l’enfant, pendant la grossesse. Les nourrissons peuvent toutefois être contaminés après la naissance. Quant à l’état de santé des femmes enceintes infectées par le coronavirus, celles-ci supportent de manière générale plutôt bien la maladie. Comme le précise la médecin cheffe, faut cependant rester attentifs à d’autres problèmes tels que l’hypertension ou le diabète de grossesse qui, combinés le virus, peuvent causer des complications. 

 

Léa Frischknecht

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