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12 septembre 2019 - 16h17

En 1935, on vendangeait au rythme de la fête

Ce week-end Russin vivra sa traditionnelle fête des vendanges. Nous vous emmenons dans les années 30 et au-delà, à une époque où le travail de la vigne était bien différent.

Dans les années 30, on vendange à la main, brantes sur le dos. Le raisin est broyé dans les vignes déjà, pour gagner de la place. On l’écrase grâce à des moulins sur hotte. Le tout est versé dans des bossettes, de grands tonneaux. Le raisin écrasé est ensuite amené à presser. Cette première génération de pressoirs, en pierre, exige un travail plus long et pénible. Une fois le jus extrait, il reste une partie solide, le marre, que l’on distille pour faire une eau-de-vie.

Les vendanges durent entre dix et quinze jours. A la sortie de la guerre, le vin est un produit alimentaire, on s’en nourrit comme de pain et de fromage. Les vendanges sont parfois victimes d’accidents climatiques. En 1939 les vignes sont sous la neige. Pour se réchauffer, on fait des feux et on arrose les cafés d’alcool.

A l’époque, le personnel est nourri logé. Après la guerre, ce sont des Savoyards, puis des Italiens. Moins de mécanique, moins de connaissances scientifiques, mais plus de temps pour la fête. A Russin on ne raterait pour rien au monde le cortège et la fête des vendanges. Des traditions qui perdurent jusqu’à nos jours.

Priscilia Chacón

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