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17 novembre 2019 - 20h16

Explosion de frontaliers à Genève: Quid du CEVA?

Les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique recensent 85'199 frontaliers à Genève, soit 26% de la population. Un flux migratoire quotidien qui, pour certains, est en partie responsable du fort taux de chômage dans le canton. Invités de Pascal Décaillet, quatre politiciens donnaient, ce soir, leur avis sur la question des frontaliers. Et parmi les sujets abordés, celui du CEVA. Alors que sa mise en circulation est imminente, ce train qui reliera Genève à la France fait débat. 

 

Selon Eric Bertinat, secrétaire général de l’UDC genevois, le CEVA ne sera pas apte à tenir ses promesses en matière de circulation routière. «Je fais partie de ceux qui pensent que le CEVA ne va pas dégonfler spécialement la circulation.» Pour lui, l’opposition des Verts à l’agrandissement des routes est un non-sens puisque le CEVA ne réduira pas l’afflux de voitures aux frontières genevoises. 

Autre regard, plus positif, de la part de Vincent Subilia: «Il faut se réjouir qu’enfin ce chantier voie le jour et on peut regretter que cela ait pris plus d'un siècle.» Contrairement à Eric Bertinat, le député PLR mais également directeur de la Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève (CCIG) pense que le CEVA pourra effectivement fluidifier le trafic. Il rappelle également que parmi ces frontaliers qui occupent les routes se trouvent un tiers de Suisses. 

Un tiers de Suisses qui, selon le président du MCG, Francisco Valentin, ne sont pas des frontaliers. «Ce sont des suisses qui vivent à l’étranger, ce sont des pendulaires». Pour lui, le CEVA va à l’encontre de la volonté de prioriser les genevois face aux travailleurs étrangers: «Les gens préfèrent le CEVA qui va permettre aux frontaliers de venir beaucoup plus vite à l’usine pour que les patrons engrangent plus de bénéfices alors qu’ils appauvrissent le Genevois.»

Enfin, Romain de Sainte Marie, député socialiste, se réjouit de l’arrivée du CEVA. Il rappelle que Genève se situe dans un bassin entouré par les montagnes françaises. «Les habitants du Salève et du Jura sont les habitants du genevois et pour moi, il est logique d’avoir un train qui les relient». Une fermeture des frontières dont inutile pour le socialiste mais un encadrement fortement nécessaire. 

 

Léa Frischknecht

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