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31 mars 2021 - 18h31

Fabienne Fischer au département de l'économie et de l'emploi

La joie de la victoire de Fabienne Fischer. Élue dimanche, L’écologiste a hérité hier de son tout nouveau dicastère : le département de l’emploi et surtout de l’économie qui bascule pour la première depuis l’après-guerre dans le giron d’un ministre de gauche. Alors que la magistrate écologiste n’a pas souhaité commenter aujourd’hui, la Présidente du Conseil d’État justifie ce choix comme le plus cohérent à deux ans de la fin de la législature. 

En conséquence, le département de Nathalie Fontanet est remanié : la ministre PLR conserve les finances et les ressources humaines mais perd non sans regret l’économie :

A la Fédération des entreprises romandes, on se disent prêt à dialoguer avec la nouvelle ministre de l’économie. Mais certaines de ces positions notamment sur la promotion économiques et l’aéroport inquiètent.  

Le Conseil d’État majoritairement à gauche va-t-il mener une politique économique résolument social dans un contexte de crise économique et sanitaire ? Il devra concilier avec une droite qui restent encore majoritaire au parlement. 

Denis Palma 

 

 

La gauche et la droite débattent de cette nomination

Yvan Zweifel chef de groupe PLR aurait « préféré que Madame Fontanet garde à la fois les finances et l’économie, pour une bonne raison : si aujourd’hui on veut parler d’économie faut parler des conditions cadres, or elles sont avant tout fiscales. » Caroline Marti, cheffe de groupe PS, ne l’entend pas de cette oreille : « Je pense que le choix du Conseil d’État de regrouper l’économie avec l’emploi fait du sens, pour soutenir l’économie. »

Sans surprise, la députée PS défend la prise à charge à 100% des RHT, proposition de Fabienne Fischer durant sa campagne. Mais son coût ? « Je pense qu’il est absolument essentiel d’investir massivement pour soutenir les niveaux de vie, car sinon ce seront des familles qui vont souffrir de la forte précarité. » Yvan Zweifel n’est pas d’accord : « Sur le plan financier, c’est quelque chose que l’on ne peut pas se permettre avec la situation financière que l’on connaît à Genève. (…) La crise économique est due à des mesures, ce n’est pas l’appareil de production qui est cassé. »

Concernant ce département des finances, « on attend un changement de politique de la part du Conseil d’État » souligne Caroline Marti, en parlant du passage à gauche de Genève. « Laissons venir Madame Fontanet avec un budget et laissons-là défendre, ou pas, ce budget. Le Conseil d’État ne fait pas face à une majorité de gauche. Le premier pouvoir dans ce canton, c’est le grand conseil. » Les débats ne font que commencer.

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