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19 octobre 2020 - 17h48

Forte émotion en France après le meurtre d’un professeur

L’émotion est forte partout en France où de nombreux hommages ont été rendu à Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie tué vendredi par un jeune tchétchène de 18 ans. À Paris, des milliers de personnes saluaient la mémoire du professeur décapité et dénonçaient un crime abject au nom de la liberté d’expression. En effet, c’est suite à un cours sur la critique satirique durant lequel il avait montré les caricatures de Mahomet publiées par Charlie-Hebdo, que le professeur a été sauvagement assassiné. 

«Liberté j’enseigne ton nom»

«J’ai vu beaucoup de choses dans ma carrière mais jamais je n’ai connu une telle émotion en France», déclare Laurence Haïm, correspondante à Paris, avant de faire une revue de presse des journaux français suite au drame. «Samuel Paty, l’émotion et la colère», titre le Figaro, «Liberté j’enseigne ton nom» du côté de Libération alors que Le Monde titrait ce soir «Islamisme: Macron promet des actes concrets.» Comme le rappelle la journaliste, le chef de l’ordre met aujourd’hui l’accent sur la lutte contre l’islam radical. 

«Où sont les parents ?»

Sur le plateau, ce sont le dessinateur Thierry Barrigue et Hafid Ouardiri, directeur de la fondation pour l’entre connaissance qui se font face. «Je ne suis pas Charlie, je suis Cabu, Wolinski, Charb, Tignous… Je suis pour la liberté des êtres de s’exprimer», affirme le dessinateur et ami des journalistes qui ont perdu la vie dans l’attentat de Charlie Hebdo en 2015. Pour Barrigue, il est essentiel aujourd’hui de se pencher sur le rôle des parents dans l’éducation des enfants, particulièrement dans les banlieues sensibles en France. «Où sont les parents ?» s’interroge-t’il en précisant que le problème ne concerne plus seulement les caricatures de Mahomet mais le vivre ensemble.

 «C’est à nous tous de trouver des solutions» 

Également fondateur de la Mosquée de Genève, Hafid Ouardiri confirme qu’il est nécessaire que les parents reprennent en charge l’éducation de leurs enfants et qu'ils leur enseignent l’amour de l’autre. «Je suis un défenseur de la République mais je suis aussi quelqu’un qui essaie de mettre un peu de tempérance dans la manière d’accuser une partie tout en cachant une autre.» Il regrette que la France soit aujourd’hui marquée par des confrontations et des provocations qui n’apportent aucune solution. «C’est à nous tous, en tant qu’êtres humains, de trouver des solutions.» 

 

Léa Frischknecht

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