Léman Bleu

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04 mars 2016 - 11h35

«Il est trop tard pour être pessimiste»

Yann Arthus Bertrand était de passage à Genève la semaine dernière pour la présentation de son film «Human» aux Nations Unies. Il accorde un grand entretien au Geneva Show. Habitué à survoler la terre pour en rapporter les plus belles prises de vue, il a décidé de partir à la rencontre des humains, les écouter. Un travail pharaonique: 2 ans de tournage, 2000 interviews pour un film de douze heures, raccourcies à trois dans sa version finale. Le réalisateur revient sur ce qu’il définit comme le projet de sa vie, ses combats pour l’environnement et son regard sur l’avenir.

Les visages de l’humanité

«Human» est un film qui traite sans concession des grands thèmes qui habitent l’humanité: la guerre, la mort, le plaisir de tuer, la pauvreté, l’homophobie, la famille ou les questions politiques. Sans commentaire, il fait parler ces êtres rencontrés à travers le monde, miroirs de l’humanité toute entière.

Tous ces gens que vous écoutez, c’est vous qui parlez, c’est vous que vous entendez. »

«On a tous une mission sur terre»

Sceptique face à l’action des politiques pour véritablement régler les problèmes, il appelle à la responsabilité de chacun dans ce qu’il appelle «la symphonie de la vie». Au fond, il voit l’humanité comme un grand orchestre, dans lequel chacun joue comme il peut. Certains jouent de gros instruments, d’autres des petits instruments. 

Ce qui est important, c’est de jouer la même musique»

«J’aime la vie et j’aime les gens»

Amoureux du monde qui l’entoure, Yann Arthus Bertrand rappelle qu’il est trop tard pour être pessimiste: «quand on voit les chiffres, les articles scientifiques, on parle d’une sixième extinction». C’est en faisant, dans l’action, que Yann Arthus Bertrand imagine une vie réussie.

Réussir sa vie professionnelle n’est pas très difficile, mais réussir sa vie d’Homme...»

Jérémy Seydoux
@JeremySeydoux