Léman Bleu

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12 juin 2019 - 18h21

L'Etat met Uber Eats sous pression

Mauro Poggia a décidé de serrer la vis avec Uber Eats. L’Etat met la pression sur l’entreprise de livraison de repas. Explications.

Depuis son implantation à Genève en novembre 2018, un litige oppose Uber Eats et le canton. Pour l’Etat, la société de livraison doit se conformer à la loi genevoise : s’inscrire au registre du commerce et donc assumer les charges sociales. Quant à elle, Uber Eats estime depuis son arrivée qu’elle n’est pas l’employeur de ses livreurs mais seulement une plateforme de mise en contact.

Aujourd’hui le canton a décidé de passer à l’offensive, a appris Léman Bleu. Il a informé Uber Eats que l’entreprise avait 30 jours pour se plier à la législation et s’inscrire au registre du commerce. Passé ce délai, Uber Eats ne pourra plus exercer sur le territoire cantonal.

L’entreprise réagit : "Nous avons toujours à cœur d’être un bon partenaire des villes dans lesquelles nous opérons, et Genève n’est pas une exception. Ceux qui utilisent l'application restent entièrement libres de choisir. Il nous importe de mettre tout en œuvre pour leur garantir flexibilité et liberté de choix."

L’entreprise peut toutefois faire recours de cette décision. Ce serait alors à la justice de trancher. Une première en Suisse.

Vincent Ulrich

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