Léman Bleu

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15 décembre 2020 - 19h29

L'appel à l'aide du secteur des loisirs

 

Ils ont été les premiers à refermer et ne sont toujours par rouverts. Les centres de loisirs: escape games, laser games, espaces de jeux, lancent à leur tour un cri de désespoir. Certains ont des charges fixes très élevés et se sentent les grands oubliés des mesures d’aide économique. 

 

Il y a quelques mois ici c’était le paradis des enfants. Aujourd’hui, les châteaux gonflables n’amusent plus personne. Avec 5 mois de fermeture au compteur cette année  et toujours aucune perspective de reprise, le patron de cet espace de loisirs pour enfants est à bout. Depuis mars, hormis les RHT, il n’a bénéficié d’aucune aide de l’Etat pour se maintenir à flot. Son loyer est trop élevé pour bénéficier d’une exonération et le secteur des loisirs ne fait pas partie des cas de rigueur. « On a près de 140’000 francs de retard de loyer.  On est fermé depuis 5 mois et depuis on ne peut plus payer le loyer glisse Yan Favier les larmes aux yeux. On a l’impression que c’est la loi de la jungle. »

 

Les loisirs, grands laissés pour compte?

Comme Yan Favier,  ils sont une quinzaine d’entreprises dans le secteur des loisirs à se sentir laissé pour compte.  Laser games, gym enfantine, escape games, mini golf.  A travers un collectif, chapeauté par Pierre-Yves Chomarat,   ils ont lancé un appel au conseil d’Etat et demandent une aide fixée sur les m2 exploités comme l'Etat le fait pour les restaurateurs.

 

Cas de rigueur 

Au gouvernement, la Conseillère d’Etat en charge de ce dossier est consciente que certaines entreprises des loisirs ont pu passer entre les mails du filet d'aide économique. Plutôt qu’une indemnisation sur les m2, le département du développement économique planche sur une intégration aux cas de rigueur.  « Nous sommes en train d’étudier la possibilité de les faire tomber sous le régime des cas de rigueur détaille Nathalie Fontanet. Surtout, c’est le point essentiel, il faut que ces indemnisations ne demandent pas un travail administratif trop important. Parce que sinon entre le moment où ces aides sont votées et où elles sont distribuées, le délai est trop important. » Très bien répondent les entreprises de loisirs concernés mais le temps presse insistent- elles.

 

En attendant, certains ont déjà pris les devants comme Yan Favier de Yatouland. Une cagnotte en ligne via wemakeit permet d'aider le parc de loisirs à maintenir la tête hors de l'eau. Ce financement participatif est accompagné d'avantages en nature pour les donateurs. Toutes les informations sont accessibles sur le site internet ci-dessous. 

https://wemakeit.com/projects/sauvez-yatouland-geneve?locale=fr

 

Delphine Palma 

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