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15 février 2021 - 20h32

L’association Zoé4life contre le cancer de l’enfant

«C’est une histoire tragique mais magique aussi.» Nicole Scobie et Nathalie Guignard se sont rencontrées dans des circonstances difficiles: leurs enfants étaient tous deux atteints d’un cancer. Tragique, donc, surtout lorsque Zoé, la fille de Nathalie Guignard décède en 2013, après cinq ans de combat. «Heureusement, nous avons eu des moments de joie et d’espoir durant ces années», raconte Nathalie Guignard. Mais magique, également, puisque de ces moments si douloureux, les deux femmes ont trouvé la force de créer une association, «Zoé4life» pour soutenir la recherche mais également les familles d’enfants malades.  «À l’origine, c’était pour soutenir la famille de Zoé, raconte Nicole Scobie. Mais on a pu maintenir cet élan de solidarité pour les autres enfants.»

Un décès par semaine

Par année, ce sont environ 300 enfants qui sont touchés par le cancer en Suisse. Le chiffre est glaçant, celui des décès encore plus: un enfant meurt du cancer par semaine.  Alors dans les moments difficiles du diagnostique, Zoé4life apporte une aide financière aux familles en attendant que d’autres aides se mettent en place. Mais l’association récolte également des fonds pour la recherche contre le cancer de l’enfant, largement moins avancée que la recherche concernant les adultes. «En tant que parents, la première chose qu’on veut lorsqu’on apprend que son enfant a un cancer, c’est qu’il guérisse, affirme Nicole Scobie. Et pour cela, il faut avancer la recherche.» La co-fondatrice de Zoé4life évoque également l’obsolescence des traitements pour enfants qui ont parfois plus de 50 ans et qui laissent, pour ceux qui survivent, d’importantes séquelles. «Il faut guérir plus mais guérir mieux.»

«Pendant la pandémie, le cancer de l’enfant ne s’est pas arrêté», regrette Nicole Scobie qui souhaiterait que la recherche soit aussi rapide que celle pour le vaccin contre le Covid-19. La pandémie empêche également l’association d’organiser ses traditionnels événements pour récolter des fonds. Les deux co-fondatrices débordent toutefois d’imagination et proposent à chacun de se fixer un défi durant le mois de mars et de s’inscrire sur la page Move4life.

 

Léa Frischknecht

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