Léman Bleu

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11 mai 2020 - 18h14

La fin d'une longue attente pour les restaurateurs

C’était le grand jour pour les restaurateurs. Après deux mois de fermeture, ils ont pu enfin ouvrir aujourd’hui leurs portes aux clients. Une ouverture accompagnée toutefois d’un certain nombre de restrictions. Reportage dans deux établissements en Vieille-Ville et à Rive.

Il faut éviter tout contact physique

Du gel hydro-alcoolique à la porte et au bar, un sens pour entrer et un autre pour sortir. À l’intérieur, une table sur deux a été condamnée et pas plus de 4 convives à table. Bienvenue dans la nouvelle organisation des restaurants à l’heure du déconfinement. Les serveuses, elles aussi sont priées de respecter deux mètres avec les clients. Au début du service Alyssia, avait bien en tête les gestes à reproduire. « Il faut éviter tout contact physique, notamment au moment de poser les verres ou lorsque l’on débarrasse les tables, récite la serveuse qui a bien retenue la leçon. »

Relancer l’activité des restaurateurs

A table, trois clients employés d’une même entreprise font leur pose de midi. Ils sont venus pour le plaisir de retrouver une bonne table. Mais pas seulement : ça rouvre et c’est l’occasion d’en faire profiter les restaurateurs et de relancer leur activité, explique Julien. » A ses côtés, Julien. Son collègue de travail, lui n’a eu aucune appréhension. Les mesures prises par le restaurateur sont suffisantes pour assurer la sécurité au maximum, argumente-t-il. »

Distance de deux mètres en cuisine pas toujours facile à respecter

En cuisine, la brigade a aussi été bien briefée sur les précautions d’hygiène à prendre. Lavage des mains et du plan de travail après chaque plat et surtout la distance de deux mètres entre les deux cuisiniers « au chaud » qui n’est pas toujours facile à tenir. A 13h, le restaurant est loin d’avoir fait le plein. 15 couverts jusque-là. Le directeur ne cache pas sa déception : C’est très calme. On s’attendait à ce que les gens se réjouissent de venir au restaurant. Mais pour l’instant, ils ne répondent pas présent, dit-il profondément déçu. »

Un élégant système de rideaux de protection au Café Léo

A Rive, Chez Léo, les serveurs sont masqués. Ici, la salle est beaucoup plus petite. Daniel le propriétaire a installé entre les tables un élégant système de rideaux de protection. « Je place d’abord mes clients tous les deux mètres. Et à partir du moment où toutes les tables à deux mètres sont prises, on sort les rideaux et on les sépare, explique Daniel responsable du Café Léo. »

On peut enfin manger assis et prendre du plaisir

À table, un client a pendant la crise, continué à acheter le midi des plats à l’emporter. À l’ouverture du restaurant, il n’a pas hésité. « On peut enfin manger assis, prendre du plaisir. C’est pour ça que je suis venu, témoigne Fabrice. » A deux tables de Patrice, Marthe. Elle n’a senti aucune peur, ni appréhension au moment de franchir le seuil de la porte du restaurant : « cela faisait si longtemps que je n’avais pas mangé au restaurant. Et comme j’étais en ville pour une visite médicale, j’en ai profité. » 20 couverts réalisés au Café Léo pendant le service de midi. Soit 50% de sa capacité. Mais son propriétaire reste optimiste. Les clients reviendront avec le temps et les beaux jours. À Genève, sur les 2400 établissements que compte le canton, seul 50% ont ouvert aujourd’hui.

Arnaud Urfer/ Denis Palma

«Ouverture timide, mais ouverture quand même.» Invité du journal, le président de la Société des Cafetiers, Restaurateurs et Hôteliers de Genève, Laurent Terlinchamp, s’exprime sur la réouverture des restaurant genevois. Une reprise en demi-teinte qui ne l’inquiète pas : «Il faut laisser quelques jours pour reprendre le rythme.» Pour le moment, le plaisir de retrouver «collaborateurs et clients» prend le dessus.

 

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