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25 août 2020 - 18h15

La loi sur les manifestations dans le viseur des militants

«Le droit de manifester s’exerce, il ne se mendie pas.» C’est en ces termes que la coordination genevoise pour le droit de manifester s’est exprimée ce matin. Le groupe dénonce une répression de ce droit au niveau genevois.

Concrètement, la nouvelle loi sur les manifestations est entrée en vigueur officiellement en 2012. Pour manifester, les organisateurs doivent demander une autorisation au moins 30 jours avant l’événement. Ils doivent sinon payer des émoluments. «Nous voulons que la loi n'impose plus des autorisations de manifestation, mais seulement des annonces, conformément aux droits de l'homme et à ce qui se fait dans d'autres pays» explique l'avocat Me Raphaël Roux. 

Un projet a été déposé au Grand Conseil en février pour modifier la loi. Le magistrat en charge de la sécurité Mauro Poggia réserve ses explications aux députés.  Mais il rappelle que «la loi est appliquée et elle est la même pour tous.» Le département rappelle aussi qu’une manifestation s’inscrivant dans une actualité peut être autorisée de manière exceptionnelle sous le délai des 30 jours sans perception d’émolument. 

En attendant un éventuel changement législatif, les membres du collectif encouragent à ne plus demander d’autorisation de manifester. Ils vont également contester toutes les amendes de police en justice. C’est le cas jeudi matin avec deux procès. 

Vendredi, la critical mass aura lieu comme ces derniers mois sans autorisation. 

 

 

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