Léman Bleu

Actualités


01 octobre 2020 - 18h33

La médecine intégrative pour combattre le cancer

La médecine intégrative est de plus en plus présente en Suisse dans le traitement des cancers. Savant mélange de médecine traditionnelle et de thérapies alternatives comme la méditation ou la nutrition, elle participe au mieux-être des malades. Les structures sont encore rares en Suisse.

 

Ce début d’octobre rose a des odeurs de peinture fraiche. Sur le campus de la clinique des Grangettes, un bâtiment est désormais spécialement dédié à la médecine intégrative. L’ajout de médecines complémentaires participe au mieux-être des patients.

"Pratiquée avant une chirurgie, l'hypnose aide à réduire la consommation d'anti-douleur, post opération" explique ainsi la Dre Sindy Monnier, gynécologue et spécialiste en sénologie au Centre du sein Hirslanden Clinique des Grangettes. 

Une centralisation bienvenue

Le cancer du sein de Roseline a été diagnostiqué en 2018. Aujourd’hui en rémission, elle a essayé à l’époque plusieurs disciplines pour soulager ses maux. Des consultations pas toujours évidentes à coordonner. "J'allais à doite, à gauche, j'ai mis du temps avant de trouver un spécialiste en accupuncture qui me convenait", explique Roseline, "si un tel centre avait existé lors de ma maladie, j'aurais été soulagée".

Les structures spécialisées sont peu nombreuses à Genève. Avec ce centre de médecine intégrative, fini la course aux spécialistes à travers et au-delà du canton. Et la centralisation des compétences bénéficie aussi aux médecins. Certains, dont le cabinet est en ville, viendront désormais consulter sur site.  

Les médecines alternatives dans un cocon

La médecine intégrative existe aussi à Genève sous une forme plus décentralisée, avec le Centre Otium. Créée il y a deux ans, cette fondation à but non lucratif regroupe 40 thérapies alternatives sous un même toît. Un lieu que sa fondatrice Linda Kamal a imaginé comme un cocon, à l’ambiance familiale. 

Cours collectifs ou individuel. Gratuits ou pris en charge par les assurances complémentaires. Ils sont aujourd’hui plus de 1000 à en bénéficier. Ici les malades se côtoient, participent aux thérapies avec leurs proches. Certains conservent leurs liens avec le centre même après une rémission… ou un décès."Accompagner pendant, c'est important, mais après aussi!" déclare Linda Kamal.

La ligue contre le cancer dénombre plus de 41 000 nouveaux malades par an. Parmi eux, 6250 sont des cancers du sein. 

 

 

Julie zaugg

«C’est important d’avoir un espace pour parler de ses craintes»

Ce site utilise des cookies à des fins de statistiques, d’optimisation et de marketing ciblé. En poursuivant votre visite sur cette page, vous acceptez l’utilisation des cookies aux fins énoncées ci-dessus. En savoir plus.