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14 septembre 2018 - 12h17

Le Conseil d'Etat présente un budget déficitaire

Quel budget pour 2019 ?

Le budget du Canton de Genève s’élève à près de 8.5 milliards. Le gouvernement prévoit un déficit de 89 millions, c’est moins que pour cette année.

Les charges sont en hausse, notamment à cause d’une augmentation des prestations sociales à délivrer, mais aussi par l'augmentation du nombre de fonctionnaires. Les postes sont en hausse de 2%, soit 338 équivalents temps plein. Pour le gouvernement, «la hausse des charges est maitrisée».

Face à ces coûts, le Conseil d’Etat prévoit des mesures d’économies. Les principales concernent la fonction publique. En 2019, les employés ne toucheront pas d’annuité et leurs salaires ne seront pas indexés. Durant deux ans, les nouveaux collaborateurs toucheront un salaire inférieur à leur classe salariale. Le gouvernement se dit prêt à négocier avec les représentants du personnel.

Pour la magistrate en charge des finances Nathalie Fontanet, «il ne s’agit pas d’un budget d’austérité». Bien sûr, toutes ces mesures doivent être validées par le parlement.

 

Quelles prévisions pour la suite ?

Le gouvernement présentait aussi aujourd’hui son plan financier pour les quatre années à venir. La hausse des charges va continuer, tout comme les mesures d’économies. L’annuité des fonctionnaires ne sera versée qu’une année sur deux (2020 et 2022). L’Etat prévoit aussi une réforme profonde de l’aide sociale.

Reste la question de l’impact des grandes réformes à venir. Si la recapitalisation de la caisse de pension des fonctionnaires (CPEG) est anticipée, le plan financier du Conseil d’Etat ne prend pas en compte la grande réforme fiscale nationale PF17. Elle pourrait coûter des centaines de millions de francs au Canton.

 

Quel impact pour la dette ?

En quatre ans, le Canton de Genève avait réussi à diminuer sa dette de près d’un milliard. Mais elle devrait repartir à la hausse ces prochaines années pour atteindre 12 milliards en 2022. Même si ces prévisions sont empreintes d’un degré élevé d’incertitude, précise le gouvernement.

 

Valentin Emery

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