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24 avril 2020 - 19h21

Le coronavirus inquiète aussi dans le milieu carcéral

La crise du coronavirus touche également le secteur pénitentiaire. Pour le professeur Hans Wolff, médecin-chef de service de médecine pénitentiaire, le plus gros changement a été dans la préparation de l’arrivée du virus dans les prisons. Des mesures ont été mises en place en collaboration avec les HUG et les directions de prisons. Les détenus qui sont suspecté d’être infectés sont mis en isolement 14 jours avec un contrôle infirmier quotidien et testé au moindre symptôme. 

 

Un seul cas positif et des détenus plus sereins

Sur les 70 tests effectués à Champ-Dollon, un seul cas s’est avéré positif, selon le professeur Wolff. «Cette personne n’a pas créée d’autre infection au sein de l’établissement donc nous sommes assez rassurés du dispositif en place.»

Alors que plusieurs mutineries ont eu lieu dans les prisons italiennes et deux à Champ-Dollon, le professeur mise sur le dialogue pour gérer les angoisses des détenus. Plusieurs rencontres ont été organisées entre le service de médecine pénitentiaire et les prisonniers. «Après les 12 morts dans les prisons italiennes, nous craignons cette situation ici aussi, admet le professeur Hans Wolff. L’intelligence du service cantonal de détention à Genève a été de ne pas supprimer les visites.» En effet, selon lui, ce ne sont pas les visiteurs qui amènent le virus dans la prison mais plutôt le va-et-vient des professionnels. «Aujourd’hui, les détenus sont plus rassurés», assure le médecin-chef de service de médecine pénitentiaire. 

 

Léa Frischknecht

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