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16 octobre 2020 - 18h30

Le propriétaire du chalet de Versoix veut négocier avec l'Etat

La saga du chalet de la discorde à Versoix se poursuit. Menacé d’expulsion par l’état depuis 2013, le propriétaire de cet structure jugée illégale continue à vivre dans son chalet. Un élu PLR exige le respect de la loi.

Le respect de l'état de droit 

Ce chalet est au centre d’un conflit qui oppose son propriétaire et l’état de Genève depuis 7ans. 7 ans que les autorités déclarent cette construction illégale et exigent son démontage. 7 ans que son propriétaire conteste les décisions de justice. Depuis la tentative d’évacuation des lieux par la police en juillet 2018, c’est le statut quo.  Un député PLR exige avec insistance le démontage du chalet. "Si l'état de droit n'est pas respecté parce qu'une cinquantaine de gaillards font opposition aux forces de police, on va vraiment vers des situations qui sont problématiques", s'insurge Charles Selleger.  

Le Conseil d'Etat se renvoie la patate chaude

A la tour Baudet, Mauro Poggia, Serge Dal Busco et Anne Emery Torracinta se renvoient la patate chaude. Mauro Poggia s’est récusé car il a été l’avocat de la société du forain. Le dossier aurait dû revenir sur le bureau de Serge dal Busco, responsable des infrastructures, mais il a finalement atterri sur celui D’Anne-Emery Torracinta, suppléante du ministre de la police. La socialiste s’est refusée à tout commentaires. Elle renvoi à la dernière réponse écrite du Conseil sur la question de l’évacuation du chalet: 

L’administration, que la situation liée au COVID-19 a incité à repousser ses interventions, va désormais notifier une décision à bref délai en vue de réaliser les travaux de démolition d’office par l’Etat, au vu du caractère illicite de la construction. La réalisation de ces travaux sera précédée d’une évacuation. 

Le propriétaire veut négocier avec l'état   

Cette évacuation aura lieu dans un mois ou au printemps ? Impossible à dire. A Versoix, la famille Walder habite toujours dans son chalet et n’a reçu aucune notification d’une éventuelle évacuation. Aujourd’hui, ils luttent pour survivre et se disent prêt à négocier avec l’état. "Avec le COVID-19, nous n'avons travaillé que 6 semaines cette année. Si demain matin, ils viennent me déloger de chez moi, je me trouve à la rue avec mes quatre enfants. Donc, je suis prêt à négocier", lâche désespéré Christian Walder propriétaire du chalet. 

La police se risquera-t-elle à intervenir quitte à mobiliser une cohorte de gendarmes ? L’état va-t-il accepter de négocier ? En attendant, l’hiver pourrait accorder un court répit à la famille Walder. 

Denis Palma 

 

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