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11 décembre 2020 - 19h26

Indépendants et entrepreneurs toujours dans le flou

Le Conseil Fédéral a exposé aujourd’hui les nouvelles mesures liées à la crise sanitaire pour la période des Fêtes. Malgré les aides financières annoncées, les indépendants restent dans une situation floue, selon Claude Christophi, co-fondateur du Collectif indépendants et entrepreneurs suisses. «Nous avons besoin de quelque chose de clair et cohérent. Par exemple, comment savoir le taux d’incidence du canton?»

Entraide sur les réseaux

Claude Christophi regrette la situation du début de semaine, alors que le Conseil d’Etat genevois annonçait la ré-ouverture restaurants et que le Conseil Fédéral, 24 heures plus tard, décidait d’une fermeture à 19h. «Pour les 10'000 membres du collectif, l’incertitude est très difficile à vivre.»

Face à des informations complexes qui nécessitent d'être décortiquées, le collectif, né sur Facebook, mise sur l’entraide collective. «Nous partageons les informations au sujet des divers cantons puis je cherche à les analyser et les raccourcir pour que ce soit plus compréhensible.» Claude Christophi appelle aujourd’hui les indépendants et entrepreneurs à rejoindre ce collectif en ligne pour continuer le mouvement de solidarité. Le co-fondateur est également en contact avec plusieurs Conseillers nationaux francophones pour communiquer des informations plus précises aux membres du groupe.

Plusieurs revendications

Le groupe Facebook compte aujourd'hui plus de 10'000 membres qui ont plusieurs revendications. Tout d’abord, les entrepreneurs souhaiteraient des processus simplifiés pour obtenir des aides financières. Les autorités ne prenant en compte uniquement la date à laquelle les dossiers complets sont arrivés, «plusieurs entrepreneurs ont perdu 30 à 45 jours de RHT et doivent payer leurs employés de leur poche», raconte Claude Christophi. 

Le Collectif indépendants et entrepreneurs suisses demande également un soutien financier pour les charges fixes tel que le loyer, que les aides en vigueur ne couvrent pas «On nous empêche de travailler mais nos charges continuent de devoir être payées.» Pour Claude Christophi, ce soutien serait un moyen d’éviter des faillites même si certains indépendants sont déjà dans de telles situations. 

 

 

Léa Frischknecht

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