Léman Bleu

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17 octobre 2018 - 18h25

Les maçons en colère tiennent tête à la police

Genève au petit matin. Ce deuxième jour de lutte pour les maçons commence en chansons. 

Les grévistes sont moins nombreux que la veille, mais « les collègues arrivent » nous dit-on. Et l’espoir de se faire entendre demeure. Pour les maçons, il faut tenir bon. 

Le départ de la place des Vingt-Deux-Cantons se fait attendre, il faut gonfler les rangs du cortège. Puis enfin vers 7h45, le défilé s’engage vers la rue du Mont-Blanc pour accéder au pont du même nom. Là, rue de Chantepoulet, ils sont arrêtés net: la police leur fait barrage. 

Route déviée

Le tracé initial est détourné. Les maçons sont hors d’eux. Ils blâment Pierre Maudet. L’affaire est en fait entre les mains du conseiller d’Etat Mauro Poggia, qui a repris le département de la sécurité de Pierre Maudet. 

Retournement de situation

Les ouvriers insistent. Après avoir divulgué publiquement le numéro de natel du conseiller d'Etat, Yves Mugny, secrétaire responsable du bâziment chez Unia, incite les troupes à bombarder de SMS le ministre.

Mauro Poggia autorise l’accès au pont du Mont-Blanc. Le politique capitule, mais il y a un deal : le cortège peut passer sur le pont, mais pas s’y arrêter. 

Contrat non respecté

Les 1000 grévistes laissent éclater leur joie, quitte à s’emballer un peu. Le trafic se retrouve alors paralysé, sans surprise. Les maçons prennent largement leur temps  et s’arrêtent, malgré les ordres. 

Ce n’est que vers 11h que les maçons laissent enfin la voie libre et rendent aux genevois ce pont qu’ils estiment le leur. 


Julie Zaugg

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