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08 mai 2020 - 18h38

Les sans-papiers victimes de la crise économique

Patricia* est venue en Suisse il y a dix ans. Cette colombienne cumule d’ordinaire les petits boulots: ménage, garde d’enfant, sortie de chiens. Mais depuis le semi-confinement, elle ne fait que quelques heures de nettoyage. «Avant, je gagnais 800CHF par mois, maintenant seulement 200-300CHF.»

Son compagnon, Miguel*, est lui aussi colombien. En temps normal, il gagne entre 1’000CHF et 1’200CHF par mois, en cumulant des boulots au noir. Aujourd’hui, plus rien. « C’est une situation critique, parce qu’il faut payer le loyer et d’autres choses. Nous nous sommes déjà privés de beaucoup de choses. Pas des choses de luxe, mais du nécessaire, de ce qui est important pour un être humain.»

Quatre dans la même pièce

Le couple vit avec la mère de Patricia et le fils de Miguel, âgé de huit ans. Les quatre dorment dans la même pièce. Un petit appartement qu’ils payent 1’500CHF par mois. Une somme impossible à sortir en cette période. Le couple a du faire appel à l’aide pour manger.

La situation de Patricia et Miguel n’est pas unique. A Genève, on estime entre 10’000 et 12’000 le nombre de clandestins.

*Prémoms d'emprunt

Valentin Emery / Pauline Wittge

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