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09 août 2018 - 16h02

Les toits genevois selon Diane Henny

Ici à la Pallanterie, visite de la dernière création de l’assocation Terrasses Sans Frontières. Malgré la canicule, les plantes ont bien poussé. Diane Henny végétalise des toits depuis un an, inspirée par la bâloise Nathalie Baumann, papesse des toits végétaux. 

Elle rappelle que 80% des insectes ont disparu de nos villes. Ces toits végéatlisés offrent donc un couloir biologique pour la faune de passage, mais aussi de nombreux avantages: meilleure isolation, rétention d’eau et dépollution de l’air. Et la recette est simple: pousses locales, tuiles, compost ou encore graviers. Compter ensuite deux ans avant que la végétation ne devienne plus luxuriante. C’est le rythme de la nature qui fait foi. 

Sur le toit d’Uni Dufour, même refrain. Ici, l’association Beeotop a mandaté l’équipe de Diane pour aménager une ruche. Un carré végétal qui fait la différence. Il permet de rafraîchir la zone. Salvateur pour les abeilles. 

Depuis un an et l’obtention d’un prix qui les a médiatisés, l’association Terrasses Sans Frontières, composée entièrement de bénévoles ne chôme pas. Matières premières, parfois main d’oeuvre, matériel pédagogique pour écoliers: tout a un coût, financé en partie par leurs recettes. 

Mais l’enjeu est aussi politique. Si à Bâle, végétaliser des toits plats est une obligation, à Genève, c’est une autre paire de manches. Gageons que les graines semées aujourd’hui, porteront leurs fruits sur les 150’000 toits végétalisables que compte Genève.

 

Jérémy Seydoux

 

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