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16 mars 2018 - 20h01

«Ma secrétaire générale n’a rien à voir avec cette histoire!»

Invitée d’Épreuve cantonale, Anne Emery-Torracinta est revenue sur les polémiques de cette semaine, notamment sur les soupçons de conflit d’intérêt entre sa secrétaire générale et l’enquête diligentée par le Conseil d’État dans des affaires de dérapages d’enseignants. D’une part celle concernant Tariq Ramadan, et d’autre part, celle concernant un enseignant du collège De Saussure, révélée par la Tribune de Genève.

Enquêtes indépedantes
Elle rappelle que les enquêtes administratives ne sont pas menées par le département lui-même, mais par des enquêteurs indépendants. Pour elle, il n’existe pas de conflit d’intérêt: «Les enquêteurs agissent en toute indépendance, c’est ensuite le Conseil d’État qui décide de l’application d’une sanction ou pas». Pour rappel, la secrétaire générale du DIP était doyenne au moment des agissements de M. Ramadan et directrice au moment du dérapage rapporté au collège De Saussure. «Avant que la presse n’en parle, nous avons été mis au courant de cette affaire et nous avons immédiatement entamé ce qu’il fallait», précise la ministre.

Plainte pénale déposée par le DIP
Dans le cadre de l’enquête qui vise l’enseignant du collège De Saussure (qui a été suspendu), la RTS révèle que le DIP a déposé une plainte pénale pour violation du secret de fonction: «Nous avons l’obligation légale de faire une dénonciation au procureur. Il n’y a rien de plus, il n’y a rien de moins», justifie Anne Emery-Torracinta. Cette plainte fait écho aux révélations faites dans la presse à propos de cette enquête. 

D’autres affaires en cours
Au-delà des affaires évoquées ces derniers jours, la ministre explique que «d’autres affaires sont en cours. Certaines datant d’avant l’affaire Ramadan. Et on ne laisse jamais traîner ces affaires-là, bien évidemment».

 

Jérémy Seydoux

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