Léman Bleu

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16 mai 2016 - 14h04

Michèle Künzler, le retour

Après près de trois ans d’absence médiatique, Michèle Künzler choisit le Geneva Show pour son retour. Pas aigrie, elle revient sur ses réalisations et parle des projets qui l’animent aujourd’hui. Entretien.

Recyclage difficile

L’ancienne conseillère d’État confie que rebondir après une carrière politique s’avère difficile. L’accès à de nombreux postes au sein de l’administration publique est barré, sans compter la peur de certaines associations de compter parmi elles quelqu’un de marqué politiquement. Une difficulté davantage ressentie à gauche qu’à droite.

Certains partis sont plus enveloppants que d’autres. »

Son regard sur le Conseil d’État

Se refusant à tout commentaire pour ne pas tomber dans le «c’était mieux avant», l’ancienne ministre finit toutefois par critiquer durement l’action du gouvernement et du parlement sur de nombreux dossiers tels que la fiscalité des entreprises.

Ce n’est pas en économisant sur les timbres des votations et les bouquets de fleurs aux centenaires qu’on va s’en sortir. »

Künzler-bashing

En proie, aujourd’hui encore, à la grossièreté, Michèle Künzler essaie de prendre les menaces et insultes qu’elle subit avec humour. Toujours ouverte à la discussion, elle dénonce le manque de courage de certaines personnes qui n’osent pas entamer de débat avec elle. Elle se souvient d’un graffiti peu élégant à son sujet que son fils avait pris en photo avant de préciser:

Maman, ton taux de popularité auprès des racailles est en train de monter! »

Faire voter les frontaliers?

Pour Michèle Künzler, notre démocratie souffre d’un problème de représentativité. Selon elle, ceux qui payent, qui utilisent les infrastructures et qui, in fine, sont amenés à voter ne constituent pas un seul et même corps de personnes. Elle souhaiterait ouvrir un débat en vue d’élargir le droit de vote, non seulement à l’ensemble des résidents genevois, mais également à tout ceux qui travaillent à Genève.

Seuls 15% de la population décident pour le reste. C’est un problème. »

Jérémy Seydoux
@JeremySeydoux