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13 novembre 2019 - 16h28

Moins de souris de laboratoire grâce aux amibes

Un prix décerné ce vendredi récompensera une recherche de l’université de Genève. Elle permet de réduire le nombre d’animaux en expérimentation grâce à un meilleur filtrage des composés à tester. Ils sont triés au préalable sur des amibes. Explications.

Pour ses recherches sur la tuberculose, le groupe du professeur Soldati s’est concentré sur les amibes. Ici, depuis près de 15 ans, elles sont utilisées comme analogues du système immunitaire humain car nos macrophages, ces organismes qui chassent nos bactéries, et les amibes sont similaires. 

Un bon moyen de substitution

Thierry Soldati découvre donc qu’en utilisant dès le départ une amibe infectée comme « filtre », le nombre d’animaux potentiellement testés derrière peut être réduit de façon significative. C’est là le but même du principe des 3R : Réduire le nombre d’animaux testés, raffiner la méthodologie de recherche et remplacer le modèle animal par une autre alternative.

Mais peut-on pour autant se passer complètement des expérimentations sur les animaux ? Non, explique le professeur Soldati, «car les tests sur les amibes ne représentent d'un premier pallier dans la série d'expérimentations à réaliser avant d'arriver à l'humain» mais de rajouter «cela permet en tout cas de diminuer drastiquement le nombre d'animaux soumis à expérimentations».

 

Julie Zaugg

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