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25 septembre 2020 - 17h31

«Nous ne sommes plus le petit Servette»

Dire qu’Anthony Sauthier se réjouit de revoir des supporters dans les tribunes du Stade de Genève est un euphémisme. «La situation actuelle est très compliquée. Sur le terrain, nous ressentons le manque d’ambiance. Face au Stade de Reims, avec le public, je suis sûr que nous aurions réussi à égaliser», explique le capitaine du Servette FC.

Face au FC Bâle dimanche, ils seront seulement quelques centaines de spectateurs - la limite des 1’000 personnes étant encore en vigueur jusqu’au 1er octobre - mais c’est toujours plus que le huis clos imposé pour les matchs d’Europa League. Un vrai soulagement pour Anthony Sauthier: «Cela nous fait plaisir de rentrer à nouveau dans un stade garni. En espérant qu’à l’avenir un maximum de personnes pourra venir, en respectant bien sûr toutes les mesures sanitaires.»

Section Grenat absente

Si les fans retrouveront leur place en tribune, les plus fervents d’entre eux seront absents. La Section Grenat a en effet décidé de ne pas venir au stade tant que les mesures sanitaires (places assises et nominatives, traçage, distanciation sociale, etc.) sont en vigueur. Dans un communiqué, le groupe de supporters explique: «il nous nous semblait tout bonnement impossible d’être fidèles à notre manière de vivre l’expérience au stade en tant que groupe dans ces conditions.» Une décision que comprend Anthony Sauthier. «C’est dommage, mais il faut respecter ce choix. Ce n’est pas facile pour eux de venir, d’être éparpillés et de chanter seul.»

Quel objectif?

Sur l’aspect sportif, les Genevois espèrent rejouer le haut du tableau. «L’année passé, nous étions le petit. Cette saison, les autres équipes savent de quoi nous sommes capables, ils connaissent le “petit” Servette. Mais ce n’est pas une pression supplémentaire», assure le capitaine.

Mais est-ce possible de titiller les grosses cylindrés Bâle et Young Boys et de jouer le titre? «La différence de budget est quand même conséquente. Si on regarde le premier match, il y a des chances. Mais sur la longueur, c’est forcément compliqué, ils ont des effectifs plus grands, et cela fait souvent la différence», craint Anthony Sauthier.

Valentin Emery

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