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16 février 2018 - 15h27

Pierre Maudet passe son Épreuve cantonale

Durant 35 minutes, Pierre Maudet a défendu son bilan et clarifié l’action politique menée durant la législature 2013-2018. À la tête d’un département de 4’000 personnes (le département de la sécurité et de l’économie), son mandat n’a pas été de tout repos. Extraits choisis.

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L’économie disruptive en embuscade

En 4 ans, l’économie 4.0 a bouleversé le marché de l’emploi en proposant de nouvelles manières de se déplacer, de voyager ou de se loger. Comment protéger nos emplois face à ces géants californiens? «Je crois en la capacité de l’État, grâce aux lois que nous votons, à corriger un certains nombre de biais». Il rappelle également que le canton de Genève «est le canton de Suisse qui pratique le plus de contrôles contre le dumping salarial». Sur l’ouverture des magasins 4 dimanches par an, toutefois, la situation semble bloquée: «Le secteur du commerce de détail est le seul dans lequel je bute, pour le moment, sur l’obstacle du partenariat social».

Une situation des prisons détendue?

Début de législature critique, entachée par les suites de l’affaire Adeline, la valse des directeurs à la tête du service d’application des peines et mesures (SAPEM) et l’imbroglio judiciaire autour de la responsabilité des services de l’État dans ce drame. «Est-ce que vous entendez parler du SAPEM depuis 2015? Dans le domaine de la détention, franchement, on est un peu sorti des écrans-radar». Et la grogne des gardiens lors du remplacement de Constantin Franziskakis à la tête de Champs-Dollon? «On ne demande pas aux gardiens s’ils sont contents ou pas des choix personnels. On demande aux gardiens si la situation dans laquelle ils sont est aujourd’hui maîtrisable et je crois pouvoir dire qu’elle l’est». Il martèle enfin que ce n’est pas «le nombre de place qui détermine le nombre de détenus, mais c’est l’inverse».

La police digère sa nouvelle loi

Acceptée à une courte majorité (54 voix) en votation populaire, la nouvelle loi sur la police (Lpol) génère encore des frustrations sur le terrain. Trop d’État-major, effectifs en manque, police secours noyée. Pierre Maudet balaie tout en bloc: «les rumeurs ont toutes été démenties par les chiffres.» Concernant la nouvelle formation délivrée à Savatan, et plus à Genève, Pierre Maudet s’étonne de retours du terrain faisant état de lacunes observées chez les jeunes policiers: «J’ai un peu de peine avec ce genre de remarques, parce que au bout d’un moment, si on veut être constructif, il faut des faits, des documents des éléments».

Maudet assume son «management directif»

Désavoué par la justice plusieurs fois dans certaines sanctions prises à l’égard du chef des opérations de la police, réintégré depuis, et l’ex-directrice du SAPEM, blanchie dans l’intervalle, Pierre Maudet décide-t-il trop vite? «Il y a aussi toutes les décisions de justice que l’on ne cite pas, parce qu’elles ont abouti à des conclusions différentes». Concernant son management, il l’assume «directif», mais rassure savoir faire confiance: «J’ai beaucoup appris durant cette législature à faire confiance». Des erreurs? «J’en fais parfois, je suis capable d’assumer beaucoup de choses, mais j’ai besoin d’être au courant de ce qui se passe».

Jérémy Seydoux

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