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27 mars 2019 - 17h43

Rémy Pagani s'arrête à trois

Trois tours et puis s’en va, Rémy Pagani renonce à un 4ème mandat à la mairie de Genève. Il continuera à assurer la fonction de député pour laquelle il est élu jusqu'en 2023. Retour sur les grandes dates du conseiller administratif.

Un militant depuis l’âge de 16 ans déjà préoccupé par les problèmes de logements au sein d’associations puis un combat qui s’élargit et s’épanouit dans le syndicalisme, d’abord au SIT puis au SSP. L’appel de la politique passe par le grand conseil, Rémy Pagani y est élu en 97 au sein de l’alliance de gauche.

Dix ans plus tard, il entre au Conseil administratif de la ville de Genève. A son actif, le projet de nouvelle Comédie, la rénovation du Grand Théatre entre autre et plusieurs polémiques, dont ce coup de force au sein de l’organe de supervision des tpg. Le Grand conseil genevois décide d'y interdire l'accès des membres d'exécutifs communaux. Rémy Pagani recourt contre cette décision et impose alors sa présence lors d'une séance. Le Conseil d’Etat le sanctionne pour cette action en 2014.

La frontière entre militantisme et politique est ténue, Rémy Pagani en fait les frais avec une votation annulée suite à l’affaire rocambolesque de la brochure fin août 2017, la droite l’accuse de partialité sur cette votation concernant des coupes budgétaires. Appel à la démission, résistance, amende, puis victoire politique avec une écrasante majorité dans les urnes contre ces mesures anti-sociales.

Rémy Pagani dans la dernière ligne droite de son mandat à l’éxécutif a été mis en prévention dans l'affaire des notes de frais et doit être entendu par le Ministère public.

La création d'une fondation pour les migrants, Genève Cité de Refuge, sans passer par le Conseil municipal lui a également valu une pré-enquête ouverte par le Service des affaires communales du Canton.

Rémy Pagani ne briguera donc pas un 4ème mandat, mais ne lâche pas pour autant la politique, il reste député au Grand Conseil et a dans son viseur les élections fédérales d'octobre prochain avec le Conseil national en ligne de mire.

Gilles Miélot

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