Léman Bleu

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27 avril 2020 - 18h24

Retour au travail pour les coiffeurs

Début aujourd’hui de la première phase de déconfinement en Suisse. Jardiniers, pépiniéristes et autres physiothérapeutes sont les premiers à reprendre le travail. Parmi eux, on compte aussi les coiffeurs. 

On avance à la ligne. Dans ce salon de coiffure,on avance jusqu'à une ligne verte peinte sur le sol. L’organisation est quasi militaire. Désinfection des mains systématique, et port du masque obligatoire pour les clients et les coiffeuses.  

Une place de travail sur deux condamnée 

En salle, une place de travail sur deux a été condamnée avec de la rubalise. 5 coiffeuses travaillent aujourd’hui. Habituellement, elles peuvent être jusqu’à 11 à travailler en même temps dans le salon. Pour Frédéric le passage chez le coiffeur était une nécessité. Mais il est venu sans aucune appréhension.

Du stress à l'ouverture 

Muriel, sa coiffeuse, était un peu stressée ce matin au moment de reprendre le travail. "On étaient les premières a assurer l'ouverture ce matin avec un peu de stress. On avait peur que les clients n'arrivent pas à respecter les distances, dit-elle soulagée."Après chaque coupe, fauteuils et mobilier sont systématiquement désinfectés. Une autre cliente assure qu'elle n’a eu aucune crainte à venir au salon: "Je suis rassurée. Toute le monde est masqué et tout le monde fait attention, explique cette employée d’un laboratoire. 

Contente de retrouver un vie plus normale 

Après plusieurs semaines passées confinée chez elle, Gulay avait hâte de reprendre le travail." Je suis très contente de revenir travailler, de retrouver mes clients, de retrouver une vie normale, confie-t-elle." 

"J'ai pris plein de rendez-vous"

A la caisse, Nadia s’occupe du téléphone qui ce matin n’arrête pas de sonner. "Je n'ai pas arrêté! les deux lignes sont surchargées. J'ai pris plein de rendez-vous, s'étonne-t-elle. Même si les réservations affluent, le salon va tourner dans les semaines à venir à près de 50% de ses capacités. Le patron Renato Ovan, reprendre le travail pour "sauver son entreprise." 

Ici, on s’attend à travailler dans ces conditions encore plusieurs mois. Peut-être jusqu’au mois de décembre, craint le patron. Le mot d’ordre est de tenir le coup pour sauver tous les emplois. 

Denis Palma

 

 

 

 

 

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