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23 février 2018 - 19h17

Serge Dal Busco passe son Épreuve cantonale

Durant 35 minutes, Serge Dal Busco a défendu son bilan et clarifié l’action politique menée durant la législature 2013-2018. À la tête d’un département des finances, il a dû faire face à la grogne de la fonction publique et le refus par le peuple de RIE3. De ce fait, plusieurs gros chantiers entammés sont encore en examen au Grand Conseil et sur le plan fédéral. Extraits choisis.

Problème de recettes ?

En matière de fiscalité, deux visions s’affrontent. La droite libérale souhaite réduire le train de vie de l’État, à gauche on prône une hausse des recettes, donc des impôts. Serge Dal Busco tempère: «Il s’agit surtout de faire une politique équilibrée». Or, des chiffres dévoilés il y a deux semaines dans le Matin Dimanche, parlent d’un manque à gagner de 300 millions de CHF par an en raison du «laxisme fiscal» pratiqué à Genève. «Les chiffres sont faux» rétorque Serge Dal Busco. Pourtant, ils sont issus du département des finances et datés de 2012. En effet, certains biens immobiliers sont sous-estimés par le fisc genevois et rapporteraient davantage d’impôts si leur vraie valeur était prise en compte. «La loi doit être appliquée avec discernement. Il ne faut pas ponctionner davantage les propriétaires aux moyens modestes», justifie-t-il finalement. 

Communes trop riches ?

Autre question, celle des communes. Elles ont amassé un trésor de guerre conséquent, chiffré à plus de 3,5 milliards de CHF, et leurs bénéfices ne cessent de croître. «Oui, elles sont trop riches» acquiesce le ministre des finances. «Elles doivent à terme assumer un part des charges des canton».

Fonctionnaires stop?

En début de législature, l’État se fixait un objectif de 5% de diminution des charges au sein de l’administration publique. Objectif partiellement atteint, puisqu’un certain nombre de département n’ont pas été touchés par cette mesure, suite à la grogne de la fonction publique. «Nous avons réduit les dépenses de 470 millions». Faut-il moins de fonctionnaires? «L’administration doit être plus souple et agile».

«L’office des poursuites va mieux»

En mars 2017, nous révélions de graves dysfonctionnement au sein de l’office des poursuites. Des cas de harcèlement, corruption, faux débiteurs, argent en déshérence étaient pointés par un rapport. «Aujourd’hui, ça va mieux», se réjouit Serge Dal Busco. «J’ai pris le taureau par les cornes dès mon entrée en fonction car la situation ne pouvait plus durer. Il n’y a aucune raison de que nouvelles polémiques viennent entacher cet office», assure Serge Dal Busco.

 

Jérémy Seydoux

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