Léman Bleu

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17 mars 2018 - 17h27

Un immeuble près de l’Usine occupé par des manifestants

Situé au 40 rue de la Coulouvrenière, le bâtiment était jusqu’à présent laissé vide. Selon nos informations, les manifestants ont l’intention d’occuper le lieu «le plus longtemps possible» en attendant «l’affrontement avec la police». Les forces de l’ordre évaluent en ce moment l’opportunité de déloger les occupants: «Il n’en est pour le moment pas question, explique Jean-Philippe Brandt, porte parole de la police genevoise. L’idée n’est pas de mettre le feu aux poudres et de déclencher une confrontation». Mise à jour: À 17h40, les manifestants commençaient à quitter les lieux.

Présent devant le bâtiment, le maire de la ville, Rémy Pagani a salué cette occupation: «Ces gens ont bien raison. Cet immeuble est vide depuis les années 90 et les autorités cantonales n'ont rien fait!»

Après-midi chahuté
À l’initiative du comité «Prenons la ville», 2’000 manifestants, certains cagoulés, ont marché dans les rues de centre-ville. Selon la police, des Blacks Blocs ont participé à ce cortège. Après une montée de tension, sur la place du Molard, avec les candidats de Genève en Marche, protégés par les force de l’ordre, les manifestants ont arrêté leur défilé devant l’Usine. Pas de dégâts majeurs, ormis quelques tags et affichettes collées le long du parcours. La police n'a pas eu besoin de recourir à la force. Aucune interpellation n'est à signaler, nous précise-t-on. 

Quelles sont les revendications des manifestants? «Prendre la ville, c’est s’attaquer à la politique de la rentabilité et du profit, à la gentrification rampante des quartiers, aux loyers exorbitants et au nettoyage systématique de l’espace public de sa population dite indésirable», peut-on lire sur le site Renversé.

Jérémy Seydoux, Priscilia Chacón, Denis Palma