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01 mai 2020 - 18h27

Une aide financière pour les médecins généralistes

« Les patients ne doivent surtout pas s’autoévaluer. Ils doivent nous consulter ! » C’est le message de l’association des médecins genevois. Depuis le début de la crise sanitaire les cabinets médicaux ont été désertés par les patients. Beaucoup ont travaillé moins de 40% de leurs capacités habituelles. Et malgré de déconfinement, la situation ne s’est pas vraiment améliorée.

Moins de 40% de taux d'activité pendant la crise sanitaire

Le Docteur Joachim Karsegard en pleine téléconsultation avec une patiente. Cette dernière a développé durant la crise sanitaire une maladie qui n’est pas liée au Coronavirus. Or, en pleine crise, les médecins ne recevaient, sur ordre du conseil fédéral, que les cas urgents. Une directive qui a fait dégringoler leur taux d’activité à moins de 40% pour près de ¾ des généralistes de Suisse romande, indique l’association des médecins du canton de Genève.  

La téléconsultation, bonne alternative lors de la crise sanitaire 

Pour la patiente du docteur Karsegard, la télémédecine a été une véritable alternative autant sur le plan moral que médical. "Cela m'a beaucoup aidé durant cette période de pandémie où j'ai commencé à avoir des problèmes de santé. Des problèmes qui ont trouvé des solutions lors des téléconsultations, explique-t-elle."

Depuis le 27 avril, l'activité des médecins n'est pas assez remontée 

Depuis le 27 avril, les médecins peuvent de nouveau recevoir tous leurs patients au cabinet. Même si l’activité des médecins généraliste est remonté à près de 55%, beaucoup de leurs malades craignent les consultations. Un phénomène qui inquiète la profession. "Nous sommes inquiets car nos malades ne reviennent pas aussi nombreux que ce qu'ils devraient, en fonction de leurs pathologies. Comme par exemple l'une de mes patientes qui ne voyant plus d'un oeil a repoussé la consulattion de plusieurs jours. Et une fois que le diagnostic est posé. Il est trop tard. Elle a perdu son oeil, dit-il."

Certains généralistes sont aux abois financièrement

Aujourd’hui, comme les autres professionnels indépendants les médecins demandent une aide pour éviter le pire à de nombreux praticiens. "Certains généralistes sont aux abois financièrement et craignent pour leur avenir si leur activité ne prendre pas comme avant la crise, s'alarme Joachim Karsegard."

Les conséquences économiques lieés au COVID-19 mettent en péril tout un réseau de médecins, s'inquiète l’association des médecins du canton. A Genève, 90 % des praticiens indépendants travaillent en cabinet privé. 

Denis Palma

 

 

 

 

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