France: plainte pour apologie du terrorisme contre Mélenchon
Le leader de LFI, Jean-Luc Mélenchon, est visé par une plainte pour apologie du terrorisme.
Photo: KEYSTONE/EPA/YOAN VALATJean-Luc Mélenchon est visé par une plainte pour apologie du terrorisme. Le leader de La France insoumise (LFI), a estimé récemment possible de questionner le caractère terroriste des massacres du 7-Octobre. Trois victimes françaises des attaques ont déposé plainte.
Deux sont des survivants du festival Nova, lieu du plus grand massacre de cette journée près de la frontière avec Gaza, avec plus de 370 morts. Le troisième rescapé est un policier, hors service à ce moment-là, qui était tombé sur un barrage, avait tiré sur des assaillants et été touché par cinq balles.
Jean-Luc Mélenchon s'est exprimé la semaine dernière lors d'un rassemblement de soutien au militant d'extrême gauche Anasse Kazib, convoqué par la justice à Paris pour apologie du terrorisme pour avoir célébré la 'résistance palestinienne' le 7 octobre 2023, jour de l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza.
Le leader de LFI a fait un long développement pour contester l'inscription dans le droit pénal de la notion 'd'apologie du terrorisme' décidée pendant le quinquennat Hollande.
Cela 'peut faire croire qu'en effet, il y aurait parmi nous des gens qui se réjouiraient du terrorisme, à supposer que les actes dont on parle soient bien du terrorisme', a déclaré le candidat à la présidentielle dans cette intervention filmée et publiée sur le site Révolution permanente, l'organisation d'Anasse Kazib.
'Car la question de la forme de la résistance que l'on oppose à une oppression et à une occupation, quel que soit l'avis qu'on puisse avoir entre nous et chacun pour soi, est une affaire qui se discute parce que le droit international sur ce point permet que cela soit discuté', a-t-il ajouté.
Cette 'séquence vise à annuler le caractère criminel des actes commis le 7-Octobre pour leur donner la coloration de faits de résistance', a dénoncé Nathanaël Majster, avocat des trois victimes françaises, dans la plainte.
Ce 'procédé constitue le délit d'apologie du terrorisme : transformation d'un crime en son contraire, sa transmutation en objet d'admiration assumé et la tentative de faire partager cette admiration et cet assentiment donné au crime par le plus grand nombre', conclut l'avocat.
'Les violences terroristes ne sont jamais acceptables, quelles que soient les victimes ou les circonstances. Les justifier un jour, c'est les justifier toujours. Permettre à un seul de le faire, c'est l'autoriser à tous', a aussi fustigé Me Majster dans un communiqué.
Sollicitée par l'AFP, LFI n'avait pas réagi dans l'immédiat.
/ATS