Google fait appel de sa condamnation à verser 1,7 milliard à Klarna
Le tribunal a condamné début juillet le géant américain, jugeant qu'il avait favorisé illégalement son propre service de recherche de prix au détriment notamment de Pricerunner.
Photo: KEYSTONE/AP/Gene J. PuskarGoogle a annoncé mercredi faire appel de sa condamnation en Suède à verser 1,7 milliard d'euros de dommages et intérêts au comparateur de prix Pricerunner, détenu par le groupe suédois de services financiers Klarna.
Le tribunal a condamné début juillet le géant américain, jugeant qu'il avait favorisé illégalement son propre service de recherche de prix au détriment notamment de Pricerunner.
Google 'confirme' faire appel, a indiqué le service de presse du groupe dans un bref message à l'AFP, sans donner plus de détail.
Klarna a également décidé de faire appel. 'Nous estimons que le jugement rendu le 1er juillet ne reflète pas pleinement les préjudices subis pendant de nombreuses années, malgré la décision sans équivoque et bien motivée du tribunal quant à la responsabilité' de Google, explique Boudien Moerman, directeur juridique de Klarna, dans un commentaire à l'AFP.
'Un marché plus sain et plus concurrentiel profite à tous les consommateurs, et nous avons l'intention d'aller au bout de cette affaire. Il était bien sûr tout à fait prévisible que Google fasse appel d'une condamnation à des dommages-intérêts d'un montant historiquement élevé', ajoute-t-il.
Le tribunal des brevets et de la concurrence de Stockholm avait jugé que 'Pricerunner était considéré comme ayant subi un préjudice du fait que Google avait, pendant de nombreuses années, favorisé illégalement son propre service de comparaison de prix'.
Le montant que doit verser Google se compose de 14,3 milliards de couronnes de dommages et 400 millions d'intérêts, selon le jugement du tribunal, soit environ 1,7 milliard d'euros au total.
Ce montant est significativement inférieur aux quelque 7 milliards d'euros que réclamait le groupe suédois.
L'entreprise suédoise avait saisi le tribunal en 2022, à la suite d'un arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne établissant que le géant américain avait 'enfreint le droit de la concurrence de l'UE en manipulant les résultats de recherche en faveur de ses propres services de comparaison de prix'.
/ATS