Données du vivant: l'IA « ne peut dicter nos choix » selon Parmelin
Le président de la Confédération Guy Parmelin a relevé l'importance d'un dialogue entre les tous les acteurs pour garantir que la science des données mette l'être humain au centre des technologies.
Photo: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI'L'intelligence artificielle ne peut pas dicter nos choix'. En ouvrant lundi à Genève la 25e Conférence européenne de biologie computationnelle, le président de la Confédération Guy Parmelin a enjoint à conserver l'être humain au centre des technologies.
Les modèles 'ne peuvent pas décider à notre place', a dit le Vaudois devant environ 1500 scientifiques de plus de 60 pays réunis à Genève jusqu'à vendredi par l'Institut suisse de bioinformatique (SIB). Il estime notamment cette précision cruciale dans la santé.
'Derrière chaque ensemble de données figure une personne', ajoute le chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR). Une fois ces précautions prises, 'la biologie computationnelle est devenue indispensable', aussi bien pour prévenir et soigner les maladies que pour anticiper les épidémies et lutter contre la perte de biodiversité, dit-il.
Parmi les avantages, les données du vivant rapprochent la biologie structurale de l'aboutissement à de nouveaux médicaments. Elles permettent aussi de surveiller les pathogènes et de mieux comprendre les écosystèmes. Plus largement, la manière de faire de la science est modifiée, dit le président.
Cette approche oblige à réfléchir aux données, aux modèles, aux infrastructures ou aux standards, selon M. Parmelin. Et d'insister aussi sur l'importance de la souveraineté numérique.
'La Suisse doit conserver les moyens de comprendre les technologies dont elle dépend' et de 'les adapter à ses propres besoins', dit-il. L'IA rend cette question encore plus significative, selon lui. Il faut un dialogue international entre scientifiques, médecins, ingénieurs, responsables politiques et institutions, ajoute le président.
De son côté, la présidente du SIB, la conseillère nationale Simone de Montmollin (PLR/GE), a relevé l'importance d'un cadre international des sciences des données pour des questions de 'sécurité' et de 'crédibilité'. Celui-ci doit garantir les droits des individus sans entraver les avancées technologiques. Et Genève peut devenir un centre mondial sur cette question, a également expliqué la conseillère nationale.
/ATS