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Keir Starmer va se consacrer aux « affaires internationales »

01.09.2026 14h46

Keir Starmer va se consacrer aux "affaires internationales"

Keir Starmer était devenu impopulaire dans le pays et était fortement contesté au sein du Labour (archives).

Photo: KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN

L'ancien Premier ministre britannique Keir Starmer, qui a quitté Downing Street en juillet et cédé la place à Andy Burnham, a annoncé mardi qu'il démissionnait de son siège de député. Il souhaite se consacrer aux 'affaires internationales'.

'Au cours de l'été, j'ai eu le temps de réfléchir (...) et j'ai décidé que le moment est venu de quitter mes fonctions de député de Holborn et St Pancras (circonscription du centre de Londres, NDLR) et de passer le relais à un successeur', a annoncé l'ancien chef de l'exécutif travailliste sur X.

'Il est désormais temps de me retirer et de me concentrer sur d'autres enjeux: les affaires internationales, notamment la défense, la sécurité, le commerce et la technologie, dans un monde en rapide mutation', a déclaré M. Starmer.

Une élection partielle aura lieu prochainement pour le remplacer dans cette circonscription où il était élu depuis 11 ans, et qui est considérée comme sûre pour le Labour.

'Je continuerai également à travailler avec d'autres, comme je le fais depuis de nombreuses décennies, pour lutter contre les violences faites aux femmes', a indiqué l'ancien procureur de 63 ans.

Keir Starmer était devenu Premier ministre en juillet 2024 après la victoire écrasante du Labour aux législatives, mettant fin à 14 ans de gouvernements conservateurs.

Impopulaire

Devenu impopulaire dans le pays et fortement contesté au sein du Labour après des décisions maladroites, des polémiques et des défaites électorales locales, il avait annoncé son départ le 22 juin après un peu moins de deux ans en poste.

Sur le plan international, il a pendant son mandat apporté un soutien indéfectible à l'Ukraine en guerre et a été à l'origine, avec le président français Emmanuel Macron, de la Coalition des volontaires, regroupant une trentaine de pays, censée fournir des 'garanties de sécurité' à Kiev dans le cadre d'un éventuel futur accord avec la Russie.

Sa relation avec Donald Trump, après des débuts favorables, a connu des difficultés. L'ex-Premier ministre britannique était devenu la cible des critiques du président américain après avoir refusé de soutenir pleinement les frappes israélo-américaines contre l'Iran.

Andy Burnham, qui était auparavant maire du Grand Manchester, dans le nord de l'Angleterre, a succédé à Keir Starmer le 20 juillet à Downing Street.

/ATS