Genève

La droite limite l'indemnisation à la FASe à la fin de l'année

04.09.2026 21h02

La droite limite l'indemnisation à la FASe à la fin de l'année

A Genève, la majorité de droite au Grand Conseil a limité l'indemnisation annuelle à la Fondation genevoise pour l'animation socio-culturelle jusqu'à la fin de l'année afin de pousser le canton à transférer ses compétences aux communes (illustration).

Photo: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI

A Genève, la majorité de droite au Grand Conseil a limité vendredi soir l'indemnisation annuelle à la Fondation genevoise pour l'animation socio-culturelle (FASe) jusqu'à la fin de l'année. Objectif: pousser le canton à enfin transférer ses compétences aux communes.

Le projet de loi initial du Conseil d'Etat portait sur cinq ans, de 2025 à 2029. 'Il a été amendé pour que le canton discute avec les communes, qui sont au plus proche des jeunes sur le terrain', a expliqué la députée PLR Natacha Buffet-Desfayes, rapporteuse de majorité.

La FASe est une fondation de droit public destinée à renforcer la cohésion sociale dans tout le canton, en lien étroit avec les communes. Elle chapeaute notamment des centres d'animation socio-culturelle, comme des maisons de quartier, ainsi que les équipes de travail social hors les murs. Elle peut aussi développer des dispositifs spécifiques en réponse à des problématiques urgentes.

Comme l'a relevé le député UDC Stéphane Florey, le transfert de la fondation aux communes est discuté depuis douze ans, sans qu'aucune solution n'ait été trouvée. 'Il faut forcer un accord pour que les communes prennent ces charges, elles en ont les moyens. Si on ne le fait pas aujourd'hui, on ne le fera jamais', a-t-il plaidé. Un avis partagé par Le Centre et la formation Libertés et justice sociale.

Tâches cantonales

'La minorité n'est pas opposée à un transfert vers les communes, mais cela ne sera pas possible en quatre mois', a rétorqué le Vert Pierre Eckert, rapporteur de seconde minorité. Selon lui, la gouvernance 'complexe' de la FASe doit d'abord être revue. Et de souligner que la fondation assume de plus en plus de tâches cantonales, qu'elles soient éducatives, sociales ou sécuritaires.

Le député MCG François Baertschi, rapporteur de première minorité, a, lui, appelé à refuser la loi, au vu du nombre élevé de travailleurs frontaliers engagé à la FASe. A titre personnel, sa collègue de parti Ana Roch a défendu la mission cantonale de la fondation, garante d'un 'accès équitable à chaque jeune, quel que soit son lieu de domicile.'

'Un transfert ne va pas se faire sans dégâts', a mis en garde le conseiller d'Etat Thierry Apothéloz, en charge du Département de la cohésion sociale. A l'heure actuelle, le canton participe à hauteur de 37% au budget de la FASe. Des annonces seront faites lors de la présentation du projet de budget 2027, le 17 septembre, a-t-il indiqué.

/ATS