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Washington mobilise ses alliés dans l'Arctique

22.09.2026 00h26

Washington mobilise ses alliés dans l'Arctique

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a insisté lundi sur la nécessité d'investir dans l'Arctique.

Photo: KEYSTONE/AP/Jeenah Moon

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a insisté lundi sur la nécessité d'investir dans l'Arctique en réunissant ses pairs de sept pays de la région, à la veille de la signature d'un accord de sécurité sur le Groenland.

'Les alliés ont convenu que la sécurité de l'Arctique exigeait des investissements continus afin de protéger cette région vitale et de dissuader les concurrents stratégiques', a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Tommy Pigott, cité dans un communiqué rendant compte de la réunion.

Les discussions ont porté 'sur la nécessité d'assumer une plus grande responsabilité en matière de sécurité de l'Arctique, en développant des capacités militaires et économiques souveraines, en garantissant la sécurité des investissements et en finançant des infrastructures critiques résilientes', a-t-il ajouté.

La rencontre, qui s'est déroulée dans un grand hôtel de New York en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, a réuni ses homologues canadien, danois, finlandais, islandais, norvégien et suédois, ainsi que les îles Féroé et le Groenland.

Le Groenland, le Danemark et les Etats-Unis doivent signer mardi à l'ONU un accord sur ce territoire arctique, a annoncé lundi soir le cabinet de la Première ministre danoise Mette Frederiksen.

Annoncé vendredi par Donald Trump, le texte n'a pas encore été publié. Mais il 'reconnaît' la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume du Danemark, ainsi que le droit du peuple groenlandais à l'autodétermination, a réaffirmé la Première ministre danoise.

Selon Washington, l'accord garantit que la Chine et la Russie ne pourront pas implanter de bases militaires au Groenland, ni y réaliser des investissements sensibles sans son accord. Il ouvre également la voie à un renforcement de la présence militaire américaine.

Les discussions lundi ont aussi porté sur la coopération entre les Etats-Unis, le Canada et la Finlande sur la formation d'une flotte de navires brise-glaces.

En octobre, les Etats-Unis ont annoncé l'achat de 11 brise-glaces à la Finlande pour les garde-côtes américains, qui ne disposent actuellement que de trois de ces navires, des bâtiments vieillissants.

L'Europe a besoin de brise-glaces pour renforcer sa présence dans l'Arctique, a déclaré il y a quelques jours la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Kaja Kallas, alors que la région attire les convoitises de grandes puissances à la faveur du réchauffement climatique.

La Chine, la Russie et les Etats-Unis y renforcent leur présence, notamment afin d'accéder à d'immenses ressources naturelles, qui deviennent de plus en plus accessibles à mesure que la glace fond et que de nouvelles routes maritimes s'ouvrent, sous l'effet du changement climatique.

/ATS