Économie

Fonds propres d'UBS: déçue, l'ASB critique la décision des Etats

23.09.2026 14h40

Fonds propres d'UBS: déçue, l'ASB critique la décision des Etats

La décision affaiblirait considérablement la compétitivité internationale de la place financière selon la banque (archives).

Photo: KEYSTONE/CLAUDIO THOMA

L'Association suisse des banquiers (ASB) critique vivement la décision du Conseil des Etats, la chambre haute du parlement ayant décidé mercredi de renforcer les garanties en matière de capitalisation qu'UBS doit apporter pour ses filiales étrangères.

La faitière évoque une 'exigence extrême en fonds propres' pour le numéro un bancaire helvétique, entraînant des coûts disproportionnés et allant bien au-delà des normes internationales.

L'exigence d'une couverture à hauteur de 90 pour cent en fonds propres de base durs, adoptée par le Conseil des Etats, entraîne un doublement de l'exigence et va ainsi nettement au-delà des normes internationales, rappelle l'ASB dans un communiqué. Jugée 'extrême et très coûteuse', l'approche réglementaire retenue n'est pas pratiquée sur les places financières concurrentes en Europe, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis. 'Elle immobiliserait d'importants fonds propres supplémentaires, qui ne seraient alors plus disponibles pour le financement des entreprises, des investissements et d'autres fins productives', ajoute-t-elle.

La décision affaiblirait considérablement la compétitivité internationale de la place financière, sans qu'un bénéfice supplémentaire pour la stabilité financière ait été démontré. L'ASB regrette 'vivement' que le Conseil des Etats n'ait pas tenu compte des avis 'majoritairement critiques émanant du monde économique et des cantons'.

Il est également décevant que le Conseil des Etats n'ait pas suivi la proposition de la Commission de l'économie et des redevances du Conseil des Etats (CER-E) visant à développer et à renforcer les instruments AT1. Une occasion majeure a ainsi été manquée de renforcer de manière ciblée un instrument établi au niveau international, capable d'absorber les pertes dès les premières phases d'une crise. Cela aurait renforcé la capacité d'une banque à surmonter une crise par ses propres moyens, bien avant qu'un soutien de l'État ne devienne nécessaire, poursuit la faîtière des banques helvétiques.

Evoquant la suite des débats, le Conseil national devant encore se prononcer sur la question, l'ASB en attend une 'correction fondamentale'.

/ATS