Économie

La canicule ne freine pas la consommation, selon une étude

23.09.2026 16h42

La canicule ne freine pas la consommation, selon une étude

Les résultats montrent qu'entre 28 et 30 degrés la fréquentation sur cette avenue diminue significativement. Au-delà de ce seuil critique, chaque degré supplémentaire représente quotidiennement environ 940 à 1200 piétons de moins.

Photo: KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

Si les passants délaissent les rues commerçantes par temps de canicule, leur appétit d'achat ne faiblit pas pour autant. Selon une étude du GDI, les fortes chaleurs auraient même tendance à doper le commerce en ligne.

Rendue publique ce mercredi, l'étude de l'Institut Gottlieb Duttweiler (GDI) a examiné le comportement des consommateurs sur la Bahnhofstrasse à Zurich, l'une des rues commerçantes et piétonnes les plus fréquentées de Suisse, pendant les mois de juin à août, de 2022 à 2026.

Les résultats montrent qu'entre 28 et 30 degrés la fréquentation sur cette avenue diminue significativement. Au-delà de ce seuil critique, chaque degré supplémentaire représente quotidiennement environ 940 à 1200 piétons de moins.

Avec une fréquentation journalière moyenne de 38'618 passants du lundi au samedi, 1200 personnes représentent une diminution de 3%. A 32 degrés, la baisse atteint déjà 6% et à 33 degrés, près d'une personne sur dix est absente.

Toutefois, ce constat n'implique pas nécessairement une baisse de la consommation. Le total des dépenses en magasin dans le canton de Zurich reste en effet stable, même en cas de fortes chaleurs, selon les auteurs de l'étude.

Si la diminution de la fréquentation des espaces publics entraîne probablement une baisse des visites spontanées en magasin, l'analyse des données de paiement agrégées de Worldline suggèrent plutôt un déplacement dans l'espace de la consommation. Les clients délaissent en effet les rues commerçantes particulièrement exposées à la chaleur au profit des centres commerciaux climatisés.

Par ailleurs, les données de Worldline révèlent un effet positif de la chaleur sur le commerce en ligne. Les dépenses sur internet dans le secteur de l'alimentation, des boissons et du tabac augmentent d'environ 1,4% par degré supplémentaire au-dessus de 30 degrés.

L'effet estimé est également positif pour les dépenses en ligne d'articles non alimentaires. Au-dessus de 30 degrés, les dépenses augmentent d'environ 1,0% par degré supplémentaire.

/ATS