Lancy refuse les mesures d'économie prévues dans le budget 2026
Les coupes dans le budget 2026 de Lancy (GE) ont été refusées en votations (image d'illustration).
Photo: KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFIA Lancy (GE), les habitants ont refusé dimanche les coupes prévues dans le budget 2026. L'allocation de rentrée scolaire, les subventions pour la mobilité douce ainsi que la participation de la commune aux primes d'assurance-maladie pour les fonctionnaires vont être rétablies.
Combattues par l'extrême-gauche, ces coupes faisaient l'objet de trois votations distinctes. Dans le détail, la suppression de l'allocation de rentrée a été refusée par 67,30%, celle visant les subventions pour la mobilité douce par 67,29% et celle visant la part de la commune pour les primes d'assurance-maladie du personnel par 53,14%. Le taux de participation a atteint 37,41%.
Les demandes pour l'allocation de rentrée et pour les subventions concernant la mobilité douce peuvent être adressées à la commune, a précisé à Keystone-ATS la conseillère administrative Salima Moyard, qui se réjouit du rétablissement de cette allocation. Toutes ces demandes ne pourront toutefois pas être traitées avant la fin de l'année, mais les bénéficiaires toucheront les montants prévus.
Il en va de même pour le personnel de la commune, qui bénéficiera de l'aide pour l'assurance-maladie en 2026. Anticipant un refus dans les urnes, le Conseil administratif avait en effet provisionné l’entier des sommes relatives à ces dépenses.
Plus de 2 millions
L'allocation de rentrée, qui est de 100 francs par enfant, coûte environ 215'000 francs à la commune. Plus de 2000 familles en bénéficient.
Les subventions en faveur de la mobilité douce atteignent 213'000 francs. Il s'agit de bons de 100 francs pour les abonnements TPG et des aides à l'achat et la réparation de vélos. Enfin, la participation de la commune aux primes d'assurance-maladie de son personnel (236,50 francs par mois) s'élève à 1,65 million de francs.
Citée dans un communiqué, Corinne Gachet, conseillère administrative en charge des finances, estime que 'cette décision aura un impact très fort sur les comptes 2026 alors que le contexte budgétaire n’est pas favorable'.
Au total, ces mesures visaient à économiser un plus de 2 millons de francs sur un budget de fonctionnement dont les charges atteignent 178 millions. Elles étaient soutenues par la droite alors que la gauche dénonçait une politique d'austérité.
/ATS