Culture

Sans rénovation, le Louvre « devra fermer ses portes »

14.10.2026 15h13

Sans rénovation, le Louvre "devra fermer ses portes"

"Le musée est non seulement en très mauvais état, mais complètement engorgé", estime le président du Louvre. (archives)

Photo: KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON

Le Louvre devra 'fermer ses portes au public' si un grand plan de rénovation et de modernisation n'est pas mis en oeuvre, affirme son président Christophe Leribault, un an après le cambriolage qui a déstabilisé le musée le plus visité du monde.

'Quel que soit le futur gouvernement (à l'issue de la présidentielle, ndlr), il devra avoir en tête que si le Louvre n'est pas réparé, adapté et transformé, il se déclassera très rapidement et devra, à terme, fermer ses portes au public. Ce qui serait un désastre', a-t-il estimé dans un entretien au Figaro paru mercredi.

'Le musée est non seulement en très mauvais état, mais complètement engorgé', a poursuivi le dirigeant nommé en février à la tête du musée parisien, dans la tourmente depuis le cambriolage du 19 octobre 2025.

Ce casse, au cours duquel huit joyaux de la Couronne ont été dérobés, avait révélé au grand jour une série de failles sécuritaires et plongé le musée dans une crise inédite.

Auprès de l'AFP, M. Leribault a assuré que le vaste plan de rénovation baptisé Louvre Nouvelle Renaissance représentait 'la seule voie si nous voulons assurer l'avenir du Louvre' et sa sécurisation.

'Il nous faut un grand plan Louvre. Les opérations indispensables à la sécurisation du musée nécessitent des travaux sur le bâtiment historique et les infrastructures. Il n'y a pas de solution de 'surface', facile et miraculeuse', avait-il détaillé dans des réponses écrites à l'AFP.

Eventuelle hausse des tarifs

Auprès du Figaro, le président du musée assure par ailleurs que ce grand plan évalué à un milliard d'euros, qui prévoit une rénovation de l'édifice et la construction d'une nouvelle entrée, s'étalerait 'sur douze à quinze ans' et pourrait impliquer une hausse du prix d'entrée.

'Nous n'excluons pas de devoir augmenter les tarifs d'entrée, dans une limite très raisonnable', déclare le responsable alors que le musée a déjà relevé cette année, de 22 à 32 euros, le prix d'entrée pour les non-Européens.

Pour financer une partie de ce projet colossal contesté par les syndicats, Christophe Leribault s'est mis en quête de 360 millions d'euros auprès de mécènes en France et à l'étranger. 'Aujourd'hui, aucun engagement n'est encore signé, mais les mécènes étrangers ont envie de nous aider', affirme-t-il dans le Figaro.

/ATS