G7

Entre pertes de recettes et sécurité, les inquiétudes persistent pour les commerçants

08.06.2026 19h31 Rédaction

flore

Les commerçants genevois restent toujours inquiets malgré les indemnités votées vendredi pour les indemniser en cas de dégâts matériels pendant le G7.

Le vote du Grand Conseil en faveur d'un crédit de six millions de francs destiné à indemniser les commerçants victimes de dégâts matériels durant le G7 constitue «une bonne chose» pour Genève Commerces. Pour la secrétaire générale Flore Teysseire, cette décision apporte enfin de la sécurité après plusieurs mois «de flou artistique». 

«Cette fois, contrairement à 2003, les commerces ont une certaine sorte de garantie sur la prise en charge en cas de dégât», souligne-t-elle. La représentante des commerçants regrette néanmoins que la clause d'urgence n'ait pas été adoptée. Selon elle, les éventuelles indemnisations risquent d'arriver trop tardivement, pas avant septembre.

Flore Teysseire rappelle que le dispositif voté ne permettra pas de sauver tout le monde en cas de dégâts. Les petits commerces pourraient se retrouver dans une situation délicate, malgré le fait qu’ils n’aient pas forcément «la trésorerie pour réparer leur commerce», explique-t-elle.

La question du manque à gagner

Si les dégâts matériels pourront être couverts, le manque à gagner lié aux perturbations du sommet reste un sujet de préoccupation majeur. «On aurait souhaité les y inclure», affirme Flore Teysseire.

Les restrictions de circulation, les contrôles renforcés aux frontières ou encore les recommandations de télétravail pourraient peser lourdement sur l'activité économique. «Les commerces se demandent s'ils ouvrent, s'ils n'ouvrent pas pour ne pas faire venir leurs employés», relève-t-elle. Selon elle, «les commerçants sont encore une fois les parents pauvres dans le cadre de ce sommet».

À quelques jours de l'événement, l'inquiétude reste forte parmi les commerçants genevois. Flore Teysseire assure recevoir quotidiennement de nombreux appels. «Les commerçants sont inquiets. Ça se ressent dans mon fichier d'appel tous les jours. C'est des dizaines de personnes qui nous demandent encore que faire.» Malgré tout, la représentante de Genève Commerces veut rester prudente. «Maintenant, on a plus qu'à espérer que les choses se passent bien.»